ENVIRONNEMENT. ABRIS
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9.4. ABRIS
Pour tous les organismes aquatiques autres que pélagiques, la survie ou
la mort peut dépendre de la présence ou de l'absence d’abris, à un stade ou à
un autre de leur cycle vital. Bien que cela ne résulte pas d’une évidence
mathématique, on admet que la production optimum des espèces de choix
dépend, entre autres choses, d’une densité optimum d’abris. En nombre insuffisant, ces derniers freinent le développement numérique des espèces de choix,
en ne les protégeant pas suffisamment contre les adversités de tous ordres
auxquelles elles ont à faire face. En trop grand nombre, ces abris peuvent
faire bénéficier ces espèces de choix d’un taux de survie exagéré, susceptible
de provoquer du nanisme, et par là-mème, une détérioration de la pêche.
9.40. Abris en étangs, lacs et lacs de barrage
Dans les eaux relativement dormantes, étangs, lacs, lacs de barrage, les
abris pour le poisson sont essentiellement constitués par la végétation aquatique. Restreindre cette végétation a été jusqu’à présent l’unique préoccupation, ou presque, des intéressés, ceci dans le but : (1) d’augmenter la
superficie pratiquement utilisable pour la pêche, la nage ou le canotage ;
(2) de lutter contre l’exhaussement des fonds, contre le refroidissement des
eaux consécutif à l’évaporation provoquée par les plantes émergées, ou
contre l’absorption par ces dernières, au détriment du plancton, des sels
minéraux nutritifs.
Si les inconvénients ci-dessus ne sont que trop réels, il ne faut pas oublier
par contre : (1) que c’est sur cette végétation aquatique que se développent
quantité d’animalcules qui servent de nourriture au poisson ; (2) que ces
végétaux peuvent servir de nourriture aux poissons et aux invertébrés
herbivores. Enfin et surtout, il faut tenir compte, qu’en leur servant d’abri
contre les prédateurs, le couvert des plantes aquatiques augmentera considérablement le taux de survie des espèces qui s’y réfugient, spécialement
dans leur jeune âge. Il y aura donc intérêt à limiter la végétation aquatique
dans les plans d’eau où il y a surpeuplement d’espèces proies au détriment
d’espèces plus appréciées; surpeuplement et envahissement par la végétation étant en général d’autant plus à craindre que le climat est plus chaud.
Au contraire, il y aura intérêt à favoriser l’extension de la végétation si les
voraces sont en surnombre, ou s’il est indiqué de favoriser des espèces herbivores ou omnivores.
A l’heure actuelle nous réalisons qu’il en est de la végétation aquatique
comme de beaucoup de choses. Ni trop ni trop peu, doit être la règle. La
question est de déceler, pour chaque plan d’eau, la densité optimum de végétation aquatique qui lui convient.
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9.4. ABRIS
Pour tous les organismes aquatiques autres que pélagiques, la survie ou
la mort peut dépendre de la présence ou de l'absence d’abris, à un stade ou à
un autre de leur cycle vital. Bien que cela ne résulte pas d’une évidence
mathématique, on admet que la production optimum des espèces de choix
dépend, entre autres choses, d’une densité optimum d’abris. En nombre insuffisant, ces derniers freinent le développement numérique des espèces de choix,
en ne les protégeant pas suffisamment contre les adversités de tous ordres
auxquelles elles ont à faire face. En trop grand nombre, ces abris peuvent
faire bénéficier ces espèces de choix d’un taux de survie exagéré, susceptible
de provoquer du nanisme, et par là-mème, une détérioration de la pêche.
9.40. Abris en étangs, lacs et lacs de barrage
Dans les eaux relativement dormantes, étangs, lacs, lacs de barrage, les
abris pour le poisson sont essentiellement constitués par la végétation aquatique. Restreindre cette végétation a été jusqu’à présent l’unique préoccupation, ou presque, des intéressés, ceci dans le but : (1) d’augmenter la
superficie pratiquement utilisable pour la pêche, la nage ou le canotage ;
(2) de lutter contre l’exhaussement des fonds, contre le refroidissement des
eaux consécutif à l’évaporation provoquée par les plantes émergées, ou
contre l’absorption par ces dernières, au détriment du plancton, des sels
minéraux nutritifs.
Si les inconvénients ci-dessus ne sont que trop réels, il ne faut pas oublier
par contre : (1) que c’est sur cette végétation aquatique que se développent
quantité d’animalcules qui servent de nourriture au poisson ; (2) que ces
végétaux peuvent servir de nourriture aux poissons et aux invertébrés
herbivores. Enfin et surtout, il faut tenir compte, qu’en leur servant d’abri
contre les prédateurs, le couvert des plantes aquatiques augmentera considérablement le taux de survie des espèces qui s’y réfugient, spécialement
dans leur jeune âge. Il y aura donc intérêt à limiter la végétation aquatique
dans les plans d’eau où il y a surpeuplement d’espèces proies au détriment
d’espèces plus appréciées; surpeuplement et envahissement par la végétation étant en général d’autant plus à craindre que le climat est plus chaud.
Au contraire, il y aura intérêt à favoriser l’extension de la végétation si les
voraces sont en surnombre, ou s’il est indiqué de favoriser des espèces herbivores ou omnivores.
A l’heure actuelle nous réalisons qu’il en est de la végétation aquatique
comme de beaucoup de choses. Ni trop ni trop peu, doit être la règle. La
question est de déceler, pour chaque plan d’eau, la densité optimum de végétation aquatique qui lui convient.
