ENVIRONNEMENT. ABRIS
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entraînent au fond toutes les matières ou organismes en suspension. L’eau
s’éclaircit alors beaucoup plus vite et l’on ne peut obtenir de Heur d’eau
(Surber, 1949 ; Swingle et Smith, 1950). 11 est possible néanmoins que,
par apport d’une faible dose de manganèse (Henderson, 1949) ces eaux
calcaires puissent devenir justifiables de ce procédé.
9.401,03. Poissons herbicides
Les régions tropicales et subtropicales, où la végétation est particulièrement envahissante, ont la chance de posséder quelques espèces de poissons
herbivores susceptibles d’en assurer le contrôle (Schuster, 1952).
A Java, le Puntius javanicus, voisin de la carpe, lit merveille en 1926
pour débarrasser un lac de retenue envahi de Ceratophyllum et de A'a/u.
Importé ensuite dans les Célèbes, la réussite fut également complète sur
Chlorophycæ, Hydrilla, Ceratophyllum, 1 pomea, Sesbania et Potamogeton.
Le Tilapia mossambica fut introduit à Java en 1941. Le succès fut également complet.
La carpe chinoise Ctenopharyngodon idellus est célèbre pour sa faculté
de consommer une quantité prodigieuse d’herbes. De grandes quantités sont
expédiées chaque année de la Chine méridionale, via Hong-Kong, sur la
Thaïlande, le Viêt-Nam, le Cambodge, la Malaisie et Ceylan.
Au Congo Belge, ce sont le Tilapia macrochir et surtout le Tilapia melanopleura qui sont susceptibles de transformer en protéines appréciées la végétation envahissante.
Ce contrôle des plantes aquatiques des eaux naturelles par un poisson
herbivore n’a pas encore été mis à l’étude pour les régions tempérées. Nous
pensons, avec Schuster, que la question en vaut la peine, car c’est incontestablement la solution la plus logique et la plus élégante. Si l’étude des
habitudes alimentaires des espèces des régions tempérées ne permet pas de
recruter sur place un herbivore idoine, à propager là où la végétation est envahissante, il resterait encore à tenter d’y acclimater une espèce subtropicale.
La réussite en serait évidemment plus problématique, mais une tentative
de ce genre ne doit pas être écartée a priori lorsque nous avons l’exemple
de l’acclimatation jusqu’à Moscou d’une souche de gambusies originaires
du Sud des États-Unis.
9.401,1. Contrôle de la végétation flottante et émergée
La lutte contre la végétation flottante et émergée peut s’envisager à
l’heure actuelle de trois façons : épandage d’herbicides, faucardage et destruction par une espèce de poisson susceptible de la manger ou de la déraciner.
9.401,10. Herbicides chimiques
Point n’est besoin d’agir en profondeur comme pour la végétation submergée. Des pulvérisations sur les feuilles ou les tiges, en surface ou au-dessus
de l’eau, peuvent suffire. Mais ici nous avons souvent affaire à des feuilles
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