ENVIRONNEMENT. CIR (. ( I. A T1 ( > N
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Rounsefell et Everhart (1953) c’est là une erreur. Ce courant d’eau doit
pouvoir être brisé par la seule épaisseur d'eau se trouvant dans le bassin
inférieur. En plaçant ces orifices noyés en ligne, on obtient une efficacité
plus grande de l’échelle, les saumons traversant souvent plusieurs compartiments dans un seul élan. Ces orifices doivent d'ailleurs être de dimensions
réduites (16 à 17 centimètres de large par 22 à 25 centimètres de haut pour
le saumon), faute de quoi ils provoqueraient une trop grande turbulence dans
les bassins et les saumons ne pourraient plus s’y reposer.
9.300,64. Contrôle et entretien des passes \ poissons
Aussi parfaite qu’elle ait pu êt re lors de sa construction, une passe à pois
sons deviendra vite inopérante s’il n’y a pas un responsable de son contrôle
et de son entretien. Ces passes doivent être visitées fréquemment, et au minimum après chaque crue.
9.300,65. Époque de construction des passes \ poissons
En matière de migrateurs, et de saumons en particulier, il faut se rappeler
que les réussites d’implantation de nouveaux stocks sont l’exception rarissime (10.042, 111). 11 est donc capital de commencer par respecter les stocks
existants. Dans les constructions de nouveaux barrages, toujours plus importants, toujours plus longs à construire, on doit donc exiger la construction
de passes provisoires avant la construction du barrage. Là, en effet, où les
passes sont jugées indispensables, il est capital de ne pas les réaliser après
qu’une coupure de plusieurs années aura détruit le stock de poissons auxquels
elles doivent livrer passage.
9.301.
Franchissement vers l’aval
Tant qu’il ne fut question que de barrages de faible hauteur, pour les
besoins de la navigation et des petites industries locales (moulins, scieries, etc.), seul se posait pour les migrateurs le problème du franchissement
des obstacles vers l’amont. La migration d’avalaison se faisait sans dommage,
le poisson se laissant descendre sur des chutes de deux à trois mètres. Le
problème du franchissement vers l’aval ne se posa qu’avec la construction
des usines hydroélectriques modernes qui nécessitaient «les barrages de hauteurs parfois considérables.
Avec Kreitmann (1930), on pensa que les poissons de petite taille pouvaient descendre les barrages en passant par les turbines, où ils avaient peu
de chances d’être cisaillés, et d’où ils pouvaient sortir en affrontant sans
dommage des décompressions brusques allant jusqu’à 20 atmosphères. Les
observations faites au barrage de Bonneville nous montrent qu’en fait, le
franchissement aval d'un tel barrage, tant par les turbines que par les
vannes de décharge, ne va pas sans mortalité appréciable (9.310). Le problème du franchissement aval des barrages importants se trouve donc a
VliiERT et Laglkr. — Pèches continentales.
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