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PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
suivre le collecteur, puis emprunter l’échelle ou l’écluse pour passer au bief
supérieur. Cette disposition a donné toute satisfaction au barrage de Bonneville
sur le Columbia (Oregon, U.S.).
9.300,62. Sortie des passes a poissons
Le poisson doit pouvoir sortir dans le bief amont quel que soit son niveau,
dans le cadre de ses variations normales bien entendu. C’est ce que l’on
oublie trop souvent. Si ces variations sont de l’ordre du mètre, on pourra les
pallier facilement. Dans le cas de passes à bassins successifs, les bassins supérieurs seront pourvus de hausses mobiles permettant d’abaisser ou d’élever
la hauteur de la marche à franchir.
Dans le cas de barrage avec lac de retenue sujet à de fortes variations
de niveau, on utilise en général soit l’écluse, soit l’échelle à bassins successifs
avec plusieurs orifices de sortie placés à des niveaux différents.
9.300,63. Dimensions des passes a poissons
Ces dimensions relèvent de divers facteurs : taille, vitesse de nage, aptitude
au saut des espèces de poissons à faire passer, nombre de poissons à faire
passer « ensemble », débit disponible, hauteur à franchir. On doit toujours
avoir présentes à l’esprit, non pas les possibilités physiques d’un poisson en
pleine forme, mais celles d’un poisson qui, au « terme de sa grossesse », peut
avoir à franchir une passe par température défavorable.
Pour les diverses espèces de truites, les passes du type Denil devront avoir
au moins 70 à 80 centimètres de large. Les passes à bassins successifs devront
avoir des compartiments d’au moins 2 mètres de long, 1,25 mètre de large
et 1 mètre de profondeur. Pour les saumons, les dimensions devront être
portées à 3 mètres de long avec un minimum de 2 mètres de large et 1 mètre
de profondeur. La dénivellation correspondant à chaque marche ne devra
pas dépasser 30 à 35 centimètres pour le saumon et la truite et 20 centimètres
pour les aloses.
Ces dimensions seront également fonction de la quantité de poissons à
faire passer. C’est ainsi qu’au barrage de Bonneville, sur le Columbia (U.S.),
où en pleine migration il faut livrer passage à 34 000 saumons par jour, les
passes sont formées de bassins qui atteignent 13 mètres de large, 5 mètres
de long et près de 2 mètres de profondeur.
Lorsque le débit d’eau disponible pour une échelle à bassins successifs
est réduit, on pratique souvent une échancrure dans les parois séparant chaque
bassin, ce qui limite la largeur de la lame déversante. Il est alors recommandé
de donner au moins à cette échancrure le tiers de la largeur totale de l’échelle.
Bien souvent, dans les échelles à bassins successifs, les poissons peuvent
passer de l’un à l’autre des compartiments soit en sautant la cloison formant
déversoir, soit en traversant un orifice noyé. On a eu parfois tendance à
placer ces orifices noyés en chicane. Le courant d’eau qu’ils provoquaient
se trouvait ainsi automatiquement brisé par la cloison inférieure. Selon
PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
suivre le collecteur, puis emprunter l’échelle ou l’écluse pour passer au bief
supérieur. Cette disposition a donné toute satisfaction au barrage de Bonneville
sur le Columbia (Oregon, U.S.).
9.300,62. Sortie des passes a poissons
Le poisson doit pouvoir sortir dans le bief amont quel que soit son niveau,
dans le cadre de ses variations normales bien entendu. C’est ce que l’on
oublie trop souvent. Si ces variations sont de l’ordre du mètre, on pourra les
pallier facilement. Dans le cas de passes à bassins successifs, les bassins supérieurs seront pourvus de hausses mobiles permettant d’abaisser ou d’élever
la hauteur de la marche à franchir.
Dans le cas de barrage avec lac de retenue sujet à de fortes variations
de niveau, on utilise en général soit l’écluse, soit l’échelle à bassins successifs
avec plusieurs orifices de sortie placés à des niveaux différents.
9.300,63. Dimensions des passes a poissons
Ces dimensions relèvent de divers facteurs : taille, vitesse de nage, aptitude
au saut des espèces de poissons à faire passer, nombre de poissons à faire
passer « ensemble », débit disponible, hauteur à franchir. On doit toujours
avoir présentes à l’esprit, non pas les possibilités physiques d’un poisson en
pleine forme, mais celles d’un poisson qui, au « terme de sa grossesse », peut
avoir à franchir une passe par température défavorable.
Pour les diverses espèces de truites, les passes du type Denil devront avoir
au moins 70 à 80 centimètres de large. Les passes à bassins successifs devront
avoir des compartiments d’au moins 2 mètres de long, 1,25 mètre de large
et 1 mètre de profondeur. Pour les saumons, les dimensions devront être
portées à 3 mètres de long avec un minimum de 2 mètres de large et 1 mètre
de profondeur. La dénivellation correspondant à chaque marche ne devra
pas dépasser 30 à 35 centimètres pour le saumon et la truite et 20 centimètres
pour les aloses.
Ces dimensions seront également fonction de la quantité de poissons à
faire passer. C’est ainsi qu’au barrage de Bonneville, sur le Columbia (U.S.),
où en pleine migration il faut livrer passage à 34 000 saumons par jour, les
passes sont formées de bassins qui atteignent 13 mètres de large, 5 mètres
de long et près de 2 mètres de profondeur.
Lorsque le débit d’eau disponible pour une échelle à bassins successifs
est réduit, on pratique souvent une échancrure dans les parois séparant chaque
bassin, ce qui limite la largeur de la lame déversante. Il est alors recommandé
de donner au moins à cette échancrure le tiers de la largeur totale de l’échelle.
Bien souvent, dans les échelles à bassins successifs, les poissons peuvent
passer de l’un à l’autre des compartiments soit en sautant la cloison formant
déversoir, soit en traversant un orifice noyé. On a eu parfois tendance à
placer ces orifices noyés en chicane. Le courant d’eau qu’ils provoquaient
se trouvait ainsi automatiquement brisé par la cloison inférieure. Selon
