ENVIRONNEMENT. CIRCULATION
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En pratique, on admet maintenant, d’une façon générale, que dans une
passe a poissons l’eau ne doit en aucun secteur dépasser la vitesse de 1,65 mètre
à la seconde, exception faite peut-être au travers des orifices noyés à bords
aigus. Dans les passes à bassins successifs, les hauteurs de chutes ne doivent
pas dépasser 30 à 35 centimètres pour les saumons et les truites, 20 centimètres pour les aloses (Collins, 1951). Avec des poissons mauvais nageurs
et mauvais sauteurs ces chiffres doivent encore être réduits.
9.300,61. Entrée et appel des passes a poissons
Le poisson ne pourra emprunter une passe qu’autant qu’il en aura trouvé
l’entrée. Il faut donc que celle-ci débite un volume d'eau suflisant pour créer
un « appel ». Il faut encore que cet appel ne se fasse pas dans le désert, c’està-dire que le pied de l’échelle débouche en un point où le poisson se trouve
naturellement rassemblé. L’entrée de la passe doit donc se trouver en général
au pied même du barrage, là où le poisson accumulé cherche une issue. I ne
grande partie des échelles ajoutées après coup à un barrage sont construites
à l’aval, avec une entrée déportée à plusieurs dizaines de mètres du barrage,
d’où leur mauvais fonctionnement. Si le barrage est construit obliquement
sur la rivière, la passe devra évidemment se trouver à l’extrémité amont. Il
y a intérêt en général à ce que le pied de l’échelle se trouve juste contre le
courant principal soit des turbines, soit des vannes de décharge. Dans un
large fleuve il sera en général nécessaire de prévoir au moins deux passes,
l’une : côté turbines, l’autre : côté vannes de décharge.
Le pied des passes doit être accessible aux poissons par tous les niveaux
favorables à leurs migrations ascendantes. Avec les « deep ballled channels >
américains, il n’y a pour ainsi dire pas de problème, puisque l'orifice du pied
de l’échelle est une fente haute de quelque 8 à 10 mètres. Sur le Eraser, sujet
à des crues de 35 mètres à Ilell’s Gâte, deux passes de ce genre, superposées,
sont construites sur chaque rive (fig. 9.16 — 9.17). Les passes du type Deuil
et celles qui en dérivent s’accommodent assez bien de variations de niveau
d’amplitude restreinte. Avec des passes à bassins successifs, on est amené à
prévoir des dispositifs spéciaux pour maintenir un appel suflisant par fortes
eaux : débit surajouté dans la partie aval, dernière section aménagée en
« deep ballled channel », etc.
Sur les très grands cours d’eau, un problème spécial se pose parfois au
pied de l’usine hydroélectrique, à la sortie des turbines. Celles-ci, à orifice
profondément noyé, et assez à l’aval du mur aval de l’usine, ne créent pas
une turbulence extrême en surface, et laissent ainsi au pied de l'usine une
longue et large zone d’eau calme où viennent buter les poissons. 11 faut alors
les en sortir pour les diriger sur les passes. Dans ce but, tout le parement aval
de l’usine est équipé en collecteur qui reçoit une partie du débit des échelles
se trouvant à ses extrémités, plus un débit complémentaire. Ces débits
s’échappent du collecteur par des «fenêtres» ouvertes à l'aval et faisant
appel. Le poisson peut trouver ces fenêtres tout le long de l'usine, les franchir,
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