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PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES D AMÉNAGEMENT
25 °C aux États-Unis et 18 °C en France. Il suffit d’une table de correction
pour passer de l’un à l’autre).
Les rivières à peuplement piscicole normal ont une conductibilité électrique qui oscille entre 150 et 500 mhos x 10—6 à 25 °C. La conductibilité
est en général la plus basse pour les rivières de montagne, en terrains granitiques, très pauvres en sels. Certaines donnent régulièrement, ou à certaines
saisons, des conductibilités électriques si faibles qu’elles expliquent à elles
seules l’absence de poissons. Certains lacs vierges des Pyrénées (lac Badet
dans le massif d’Ardiden et lac de Migouelou dans le massif du Balaïtous) ont
même des eaux plus pures que l’eau distillée du commerce. En descendant
dans la plaine, la conductibilité augmente. Bien que certains peuplements
piscicoles résistent bien jusqu’à 2 000 mhos X 10—6 à 25 °C, il y a lieu de se
tenir sur ses gardes dès 1 000 mhos. Le dépassement de ce seuil peut en effet
être provoqué par des pollutions par acides ou sels minéraux. Ellis (1937)
précise avoir employé avec plein succès la conductibilité électrique pour
l’étude de l’extension aval de pollutions des états de l’Idaho, du Tennessee
et de la Virginie Occidentale.
Les observations sur la couleur ou l’odeur de l’eau sont parfois utiles, en
particulier à l’aval d’installations industrielles utilisant des teintures ou des
produits volatils.
9.032. Détection et diagnostics biologiques
9.032,0. Étude qualitative. Système des saprobies
Végétaux et animaux aquatiques ne se développent pas au hasard dans
les collections d’eau. Leur localisation est commandée par leurs besoins et
leurs tolérances vis-à-vis des différents facteurs physico-chimiques : température, lumière, agitation du milieu, teneur de l’eau en sels minéraux et organiques, concentration en gaz dissous et particulièrement en oxygène. Théoriquement. il devrait donc être possible d’apprécier le degré de pollution
d’un plan d’eau d'après les espèces de micro-organismes végétaux ou animaux
qui s’y trouvent (Ward et Wiiipple, 1918 ; Margalef, 1955).
En pratique, cela est impossible, comme l’ont très bien précisé Lefèvre
et Wurtz (1949), ÿ car il semble exister des facteurs de substitution, qui permettent parfois à une plante de se multiplier en abondance dans des conditions très éloignées de ses exigences habituelles, de même qu’inversement il
est fréquent de ne pas rencontrer une espèce dans une station où toutes les
conditions biologiques semblent remplies pour qu’elle soit présente. Il y a
là des questions de sécrétion par les bactéries ou les algues elles-mêmes de
substances algodynamiques ou algostatiques qu’on commence seulement à
entrevoir ».
Si la détection des pollutions par la seule observation de quelques organismes spécifiques risque de mener à des résultats extravagants, on peut, par
contre, arriver souvent à d’excellents résultats, pour les pollutions organiques,
PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES D AMÉNAGEMENT
25 °C aux États-Unis et 18 °C en France. Il suffit d’une table de correction
pour passer de l’un à l’autre).
Les rivières à peuplement piscicole normal ont une conductibilité électrique qui oscille entre 150 et 500 mhos x 10—6 à 25 °C. La conductibilité
est en général la plus basse pour les rivières de montagne, en terrains granitiques, très pauvres en sels. Certaines donnent régulièrement, ou à certaines
saisons, des conductibilités électriques si faibles qu’elles expliquent à elles
seules l’absence de poissons. Certains lacs vierges des Pyrénées (lac Badet
dans le massif d’Ardiden et lac de Migouelou dans le massif du Balaïtous) ont
même des eaux plus pures que l’eau distillée du commerce. En descendant
dans la plaine, la conductibilité augmente. Bien que certains peuplements
piscicoles résistent bien jusqu’à 2 000 mhos X 10—6 à 25 °C, il y a lieu de se
tenir sur ses gardes dès 1 000 mhos. Le dépassement de ce seuil peut en effet
être provoqué par des pollutions par acides ou sels minéraux. Ellis (1937)
précise avoir employé avec plein succès la conductibilité électrique pour
l’étude de l’extension aval de pollutions des états de l’Idaho, du Tennessee
et de la Virginie Occidentale.
Les observations sur la couleur ou l’odeur de l’eau sont parfois utiles, en
particulier à l’aval d’installations industrielles utilisant des teintures ou des
produits volatils.
9.032. Détection et diagnostics biologiques
9.032,0. Étude qualitative. Système des saprobies
Végétaux et animaux aquatiques ne se développent pas au hasard dans
les collections d’eau. Leur localisation est commandée par leurs besoins et
leurs tolérances vis-à-vis des différents facteurs physico-chimiques : température, lumière, agitation du milieu, teneur de l’eau en sels minéraux et organiques, concentration en gaz dissous et particulièrement en oxygène. Théoriquement. il devrait donc être possible d’apprécier le degré de pollution
d’un plan d’eau d'après les espèces de micro-organismes végétaux ou animaux
qui s’y trouvent (Ward et Wiiipple, 1918 ; Margalef, 1955).
En pratique, cela est impossible, comme l’ont très bien précisé Lefèvre
et Wurtz (1949), ÿ car il semble exister des facteurs de substitution, qui permettent parfois à une plante de se multiplier en abondance dans des conditions très éloignées de ses exigences habituelles, de même qu’inversement il
est fréquent de ne pas rencontrer une espèce dans une station où toutes les
conditions biologiques semblent remplies pour qu’elle soit présente. Il y a
là des questions de sécrétion par les bactéries ou les algues elles-mêmes de
substances algodynamiques ou algostatiques qu’on commence seulement à
entrevoir ».
Si la détection des pollutions par la seule observation de quelques organismes spécifiques risque de mener à des résultats extravagants, on peut, par
contre, arriver souvent à d’excellents résultats, pour les pollutions organiques,
