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PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
9.03. Pollutions chimiques
L’identification du produit chimique responsable de la pollution, ainsi
que l’estimation des dommages, ne peuvent en général être menées à bien
qu’avec la collaboration de chimistes et de biologistes spécialisés. Ceux-ci
ne peuvent malheureusement intervenir qu’avec un certain retard. Ce sera
donc toujours aux sociétés de pêche, et au personnel des administrations
responsables de la pèche que reviendra la responsabilité des premiers constats et des premières estimations de l’importance d’une pollution. Les principes généraux des analyses à effectuer, qu’elles soient chimiques, physiques
ou biologiques, ne doivent donc pas leur être complètement étrangers.
9.030. Détection et diagnostic chimique
En cas de pollution ou de déversements industriels d’eaux résiduaires
douteuses, le rôle des organismes locaux consiste à effectuer des prélèvements
d’échantillons d’eau dans les eaux résiduaires elles-mêmes, puis dans la
rivière, d’une part en amont du point de déversement, et d’autre part en
aval et à diverses distances de ce point de déversement (Anon, 1949).
Le laboratoire qui recevra ces échantillons, accompagnés de quelques
indications sur la nature des eaux résiduaires incriminées, y cherchera les
substances toxiques probables et vérifiera si leur teneur est inférieure ou
supérieure aux teneurs considérées comme dangereuses (Weigelt, 1903 ;
Ellis, Westfall et Ellis, 1946 ; Nisbet, 1949 ; Huet, 1949, 1950). Ces
doses critiques n’ont malheureusement pas une valeur absolue par elles-mêmes
(Doudoroff, 1957), la nocivité d’un produit variant avec les espèces de
poissons et avec les autres caractéristiques du milieu ambiant aquatique.
De plus, les tests de références sur la toxicologie des poissons sont encore
loin d’être suffisamment standardisés.
La France, la Belgique et la Suisse se sont mises récemment d’accord
pour uniformiser leurs méthodes de mesure de toxicologie. Celles-ci seront
dorénavant données pour le vairon Phoxinus lævis, le plus sensible des
cyprinidés de l’Ouest Européen. Les doses critiques indiquées seront la
dose minimum mortelle et la dilution limite. La première correspond à la
concentration provoquant encore la mort apparente des poissons pendant
la durée de l’expérience (six heures). La seconde correspond à la concentration ne provoquant plus d’action défavorable sur le poisson pendant la durée
de l’expérience et pendant le temps d’observation subséquent (48 heures)
(Wuhrmann et al., 1953; Vivier, 1957).
Aux États-Unis, après avoir essayé un grand nombre d’organismes
témoins pour ces tests de toxicologie, Ellis (1937) juge préférable d’exécuter
chaque test sur deux espèces témoins, l’une choisie parmi les espèces les
plus résistantes aux pollutions, l’autre parmi les espèces les plus sensibles.
Donnant un renseignement sur la toxicité aux deux extrêmes, les chiffres
PÈCHES CONTINENTALES. PRINCIPES DÉMÉNAGEMENT
9.03. Pollutions chimiques
L’identification du produit chimique responsable de la pollution, ainsi
que l’estimation des dommages, ne peuvent en général être menées à bien
qu’avec la collaboration de chimistes et de biologistes spécialisés. Ceux-ci
ne peuvent malheureusement intervenir qu’avec un certain retard. Ce sera
donc toujours aux sociétés de pêche, et au personnel des administrations
responsables de la pèche que reviendra la responsabilité des premiers constats et des premières estimations de l’importance d’une pollution. Les principes généraux des analyses à effectuer, qu’elles soient chimiques, physiques
ou biologiques, ne doivent donc pas leur être complètement étrangers.
9.030. Détection et diagnostic chimique
En cas de pollution ou de déversements industriels d’eaux résiduaires
douteuses, le rôle des organismes locaux consiste à effectuer des prélèvements
d’échantillons d’eau dans les eaux résiduaires elles-mêmes, puis dans la
rivière, d’une part en amont du point de déversement, et d’autre part en
aval et à diverses distances de ce point de déversement (Anon, 1949).
Le laboratoire qui recevra ces échantillons, accompagnés de quelques
indications sur la nature des eaux résiduaires incriminées, y cherchera les
substances toxiques probables et vérifiera si leur teneur est inférieure ou
supérieure aux teneurs considérées comme dangereuses (Weigelt, 1903 ;
Ellis, Westfall et Ellis, 1946 ; Nisbet, 1949 ; Huet, 1949, 1950). Ces
doses critiques n’ont malheureusement pas une valeur absolue par elles-mêmes
(Doudoroff, 1957), la nocivité d’un produit variant avec les espèces de
poissons et avec les autres caractéristiques du milieu ambiant aquatique.
De plus, les tests de références sur la toxicologie des poissons sont encore
loin d’être suffisamment standardisés.
La France, la Belgique et la Suisse se sont mises récemment d’accord
pour uniformiser leurs méthodes de mesure de toxicologie. Celles-ci seront
dorénavant données pour le vairon Phoxinus lævis, le plus sensible des
cyprinidés de l’Ouest Européen. Les doses critiques indiquées seront la
dose minimum mortelle et la dilution limite. La première correspond à la
concentration provoquant encore la mort apparente des poissons pendant
la durée de l’expérience (six heures). La seconde correspond à la concentration ne provoquant plus d’action défavorable sur le poisson pendant la durée
de l’expérience et pendant le temps d’observation subséquent (48 heures)
(Wuhrmann et al., 1953; Vivier, 1957).
Aux États-Unis, après avoir essayé un grand nombre d’organismes
témoins pour ces tests de toxicologie, Ellis (1937) juge préférable d’exécuter
chaque test sur deux espèces témoins, l’une choisie parmi les espèces les
plus résistantes aux pollutions, l’autre parmi les espèces les plus sensibles.
Donnant un renseignement sur la toxicité aux deux extrêmes, les chiffres
