ENVIRONNEMENT. BASSINS VERSANTS
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(2) Les pollutions mécaniques, provoquées par des matières en suspension
dans l’eau. Celles-ci peuvent faire sentir leurs effets : soit par une action
mécanique directe sur le poisson, soit par une action sur le substratum, soit
encore par une action sur le cycle de la production, en réduisant l'insolation
par exemple.
Cette classification n’a rien d’absolu. In colmatage des fonds par des
boues putrides, action mécanique, se double évidemment d’une action
chimique, due au passage en solution dans l’eau des produits de fermentation des boues.
9.01. Action des pollutions sur le substratum
En cas de pollution mécanique, les vases et sables provenant de l’érosion
et de laveries de minerais, les sciures de scieries, les dépôts d’égouts, etc.,
colmatent le fond des rivières et des lacs et en éliminent souvent toute
végétation et microorganismes servant de nourriture au poisson. Il y a
ensevelissement de la flore et de la faune de fond, suppression de la nourriture du poisson, et par là même, stérilisation partielle ou totale de l’habitat.
Dans les rivières à Salmonidés, ce colmatage des fonds a en outre deux autres
répercussions : la mort par asphyxie des œufs déposés dans les gravières, et
la suppression des cachettes existant entre les graviers, abris nécessaires
aux jeunes alevins pour se défendre contre les prédateurs.
9.02. Action des pollutions sur le poisson
Les substances nocives, en solution ou en suspension dans l’eau, peuvent
agir sur le poisson : soit de façon externe, soit de façon interne, après absorption par les branchies, la muqueuse buccale ou la peau, soit encore d’une
façon interne accessoire, après absorption par le tube digestif. In rappel
rapide de quelques données, relatives à la régulation du milieu intérieur des
poissons, facilitera la compréhension de l’importance relative de ces trois
modes d’action.
9.020. Régulation du milieu sanguin des poissons
Les poissons de mer, Sélaciens exceptés, ont un milieu sanguin beaucoup
moins chargé en sels que l’eau de mer dans laquelle ils vivent. Au travers
de la membrane semi-perméable de leurs branchies, leur eau de constitution
passe donc constamment de leur milieu intérieur au milieu extérieur. Ces
poissons seraient vite déshydratés si, pour rétablir l’équilibre, ils ne buvaient
abondamment. De son côté, le sel absorbé est excrété, non seulement par
les reins, mais par les branchies, dotées d’une faculté d’excrétion toute
spéciale. Pour ce qui est de l’excrétion urinaire proprement dite, elle est de
très faible importance.
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