ENVIRONNEMENT. BASSINS VERSANTS
9.0. SALUBRITÉ DES BASSINS VERSANTS :
POLLUTIONS ET ÉROSIONS
La productivité des eaux continentales est évidemment fonction de leur
étendue, sous réserve que ces eaux soient favorables à la vie du poisson.
L’eau pure, distillée, est impropre à la vie. L’eau des étangs, lacs et rivières
d’un bassin fluvial n’abrite une multitude de populations végétales et animales que grâce aux éléments fertilisants dont elle s’est enrichie, par érosion,
tant durant son parcours dans l’atmosphère à l’état de gouttes de brouillard
ou de pluie, que durant son parcours terrestre sous forme d’eau de ruissellement ou d’eau d'infiltration (fig. 9.1).
Dans le grand ensemble de la biosphère, écosystème complet constitué
par la totalité de la terre, l’eau, ainsi que les autres éléments, circulent entre
l'organique et l’inorganique selon des cycles biogéochimiques bien déterminés (2.2 — voir en particulier fig. 2.3 et 2.4). La rapidité de ces cycles, ou
tout au moins celle des principaux, est un des facteurs essentiels de la production primaire (3.20), dépendant elle-même de l’importance des captures
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