CHAPITRE 9
AMÉNAGEMENT DE L’ENVIRONNEMENT
Dans un écosystème, tel qu’un lac ou un bassin fluvial, nous savons
qu’il nous faut distinguer, d’une part les espèces de choix que nous entendons
favoriser, d’autre part leur environnement. Cet environnement comprend
d’une part l’habitat, inorganique, d’autre part la communauté, organique,
formée par toutes les espèces végétales et animales représentées, en dehors
des espèces de choix à favoriser.
L’ensemble des interventions envisageables, tant sur l’environnement
inorganique que sur l’environnement organique, en vue d’augmenter ce
que nous pouvons appeler l’« ichthyabilité » spécifique de telle ou telle pêche
continentale, constitue l’aménagement de leur environnement.
Les modifications susceptibles d’être apportées à l’habitat seront étudiées
selon la classification ci-après, dont la valeur est toute relative, aucune
des parties n’étant indépendantes les unes des autres :
— Salubrité des bassins versants avec le contrôle des pollutions et de
la conservation des sols (9.0).
— Interventions locales possibles sur la température de l’eau (9.1), et
sa teneur en oxygène dissous (9.2).
— Possibilités offertes aux poissons de circuler librement entre leurs
zones de reproduction, d’alimentation et d’abris, qui peuvent être distinctes
(9.3).
— Ressources en abris utilisables par les espèces à favoriser (9.4), et en
supports convenant pour leurs pontes (9.5).
Les modifications susceptibles d’être apportées à l’environnement organique concernent : la nourriture (9.6), les compétiteurs et prédateurs (9.7),
et enfin les maladies (9.8).
Les principes et modalités d’intervention sur ces divers composants de
l'environnement font l’objet de ce chapitre 9. Opportunité, sens et importance d’une intervention relèvent de leur côté du diagnostic préalable de
sous-exploitation ou de surexploitation des espèces de choix à favoriser
ainsi que des espèces antagonistes (chap. 8 — chap. 14 — chap. 21).
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