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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
ce qui montre que, lorsque le coefficient instantané de mortalité totale est
invariable, le rapport des abondances moyennes peut être utilisé au lieu et
place du rapport des abondances instantanées pour obtenir une bonne estimation tant de la survie que du coefficient instantané de mortalité.
Il en est de même lorsque (Zot) et (Zit) bien que différents, sont tous deux
petits, car (1 —e~zie) est alors très voisin de (Zit), de même pour (1 — e—zot).
Lorsque ce n’est pas le cas, le rapport des abondances moyennes fournit
néanmoins une première approximation, qu’il y a lieu de corriger en ayant
recours à la formule (38).
Il arrive, particulièrement avec les espèces tropicales dont les écailles sont
difficiles ou impossibles à lire, que l’on ne puisse obtenir une répartition des
captures en classes d’âge. Des estimations relativement correctes de la mortalité peuvent alors parfois être obtenues de la répartition des captures entre
les différentes catégories de longueurs.
8.410,3. Mortalité par capture. Mortalité naturelle
Les méthodes utilisées pour l’estimation des mortalités par captures sont
nombreuses. Toutes prêtent à critique, aussi est-il prudent de les contrôler
les unes par les autres. Une fois le coefficient instantané de mortalité par
capture obtenu, il suffira de le déduire du coefficient instantané de mortalité
totale pour obtenir le coefficient instantané de mortalité naturelle, à moins
que la méthode utilisée (graphique) ne donne directement les deux à la fois.
Parmi les diverses méthodes utilisées nous signalerons les suivantes.
8.410,30. Comptage direct
Pour certaines espèces, tels les saumons ou les truites de lac, il est possible
avec des barrages de comptage de dénombrer le stock de géniteurs venant
de la mer ou du lac pour se rendre en rivière sur leurs lieux de reproduction.
Ces renseignements seront utilisés en regard de ceux provenant des statistiques de capture.
8.410,31. Marquage
Supposons que (N) individus d’une population, ou mieux d’une même
classe d’âge de cette population, soient pêchés, marqués, puis libérés à nouveau
dans l'habitat occupé par cette population. Supposons que (ni) de ces individus marqués soient capturés durant la première année et (722) durant la
seconde, (Z), (F) et (M) désignant les coefficients instantanés de mortalité,
totale, par capture ou naturelle. Ces valeurs sont reliées par les équations :
FN
«1 = F + m (1 ~ e~F+M)
(39)
Z = F 4- M = Loge n2
(40)
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