THÉORIE DES PÊCHES. ÉTUDE QUANTITATIVE
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Ces formules ne sont valables qu’autant que sont réalisées les conditions
suivantes, ou dans le cas contraire que soient apportées les corrections nécessaires :
(1) Qu’il n’y ait pas de mortalité importante causée par le marquage lui
même.
(2)
Que les poissons ne perdent pas leurs marques.
(3) Que les poissons marqués ne soient pas pris nettement plus facilement
ou nettement plus difficilement que les autres.
(4) Que les poissons marqués se trouvent bien répartis dans l’ensemble
de la population qui sera étudiée.
(5) Que le niveau de la population ne soit pas altéré en cours d’étude par
des immigrations ou des émigrations.
(6) Que la grande majorité de poissons marqués capturés soient bien
identifiés et inventoriés.
En général ces causes d’erreur sont plus graves pour l’estimation de la
mortalité totale que pour l’estimation de la mortalité par capture. Le marquage est donc normalement indiqué pour l’estimation de cette dernière
seulement.
8.410,32. Variations dans les efforts de pèche
Les variations dans les efforts de pêche réalisés entraînent normalement
des variations correspondantes dans la mortalité par capture et par là-même
dans la mortalité totale. Si les variations ainsi observées dans la mortalité
totale peuvent être reliées quantitativement aux efforts de pêche correspondants, on pourra en déduire la valeur du coetlicient instantané de mortalité
par capture en fonction de la valeur de l’effort de pêche, en partant de la
formule :
Z = F + M = 7/ + W
(41)
qui n’est autre que celle d'une droite de régression // = ax ■ h dans laquelle :
y = Z = Coefficient instantané de mortalité totale.
x = f — Effort de pêche.
a — g — Pente.
b = M = Intersection avec l’axe des y.
Prenons l’exemple très simple d’une pêcherie pour laquelle de 1941 a
1951 les efforts de pêche et les indices d’abondance (captures par unité
d’effort) relatifs aux classes d’âge 11 et 111 d'une même population sont donnés
au tableau 8.2, lignes (2) et (3-4). Sur la ligne (5) nous avons inscrit les logarithmes népériens des chiffres portés au-dessus sur la ligne (3) ; sur la ligne (6)
les logarithmes népériens des chiffres portés sur la ligne (4), avec décalage
d’une colonne vers la gauche, étant donné qu'il s'agit de comparer, chaque
année, l’indice d’abondance de la classe 11 avec ee qu'il est devenu l’année
suivante, alors qu’elle est passée classe III.
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