THÉORIE UES PÈCHES. ÉNONCÉ
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pour la transformation en chair de poisson de la nourriture absorbée. Le taux
de survie est fonction de l’importance des prédateurs et autres facteurs
adverses.
(9) Au regard de la pêche, la théorie soutient que le degré selon lequel les
mortalités par captures s’ajoutent aux mortalités naturelles (reconnaissant
que ces deux sortes de mortalité sont en compétition) doit être considéré en
fonction des potentiels de reproduction et de croissance de la population ;
elle alïirme que cette solution est variable d’une année à l’autre sur un même
terrain de pêche, et d’un terrain de pêche à l’autre. L’intensité des effets de
la pêche sur le stock dépendra du taux de mortalité totale ainsi imposé à la
population et de la fraction de population prélevée : le résultat dépendra non
seulement d’une soustraction arithmétique d’un nombre d’individus, mais
aussi des effets de ce prélèvement sur le potentiel de croissance et de reproduction, le premier étant favorablement influencé par ce prélèvement et le
second étant influencé de façon défavorable. La théorie maintient que ces
effets peuvent être mesurés et appréciés et qu’il est possible de calculer pour
chaque stock un niveau optimum de captures en fonction des caractéristiques
de la population.
(10) En matière de technique, la science a recours aussi bien aux statistiques économiques et technologiques qu’aux méthodes de la biologie et de
l’hydrologie. L’un de ses traits dominants est l’usage qu’elle fait des statistiques des pêches commerciales comme indice de l’abondance et de la composition des populations, mais la science réclame que l'exactitude de ces données
soit convenablement vérifiée. Cette opinion reconnaîtra que, tout en pouvant paraître négligeables devant l’importance des mortalités naturelles, les
mortalités par fait de pêche peuvent, si elles interviennent dans la période
de dépression d’une fluctuation, aggraver cette phase dépressive jusqu'à un
niveau dangereux où l’importance des captures par fait de pêche peut devenir
très grande et maintenir alors le stock à un niveau très bas. La science insiste
également sur la nécessité de chiffrer autant que possible tous les facteurs
déterminant l’intensité de la pêche; ceux-ci comprennent non seulement le
nombre de chaque espèce d’engins, mais l’estimation de leur efficacité normale-, ainsi que des tolérances admises pour des raisons économiques, qui ne
sont pas sans influence sur la fréquence et l’efficacité de leur emploi.
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