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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
en prévoyant les fluctuations des disponibilités du stock, et en proposant
les réductions ou augmentations à prévoir pour les pêches ultérieures.
(3) La théorie moderne des pêches implique que soient identifiées les
diverses entités constituant un stock de poissons, qu’il s’agisse de groupes
d’âges, de sexe ou autres, tels que races à croissance lente ou à croissance
rapide.
(4) Elle implique qu’une étude détaillée du comportement des individus
aussi bien que du stock considéré dans son ensemble, qu’il s’agisse d’habitudes
migratrices, alimentaires, reproductrices... est indispensable à la compréhension des problèmes de structure et de dynamique des populations.
(5) Elle émet l’opinion que le stock, en tant que population, possède
certaines propriétés qu’il importe de mesurer ; ces propriétés comprennent
les potentiels de « croissance » et de « reproduction » auxquels s’oppose une
force « mortalité », à laquelle une troisième propriété correspond : la « survie ».
(6) Elle soutient que la véritable expression de ces trois propriétés, dans
chaque période de temps, est le résultat de l’interaction entre les forces existant à l’intérieur de la population et les forces provenant de l’ambiance, et
que cette interaction est extrêmement variable d’une année à l’autre ; que
cette variabilité diffère selon les populations ; qu’à l’état naturel on peut
considérer qu’une population parvient à un état d’équilibre dynamique oscillant de façon variable de part et d’autre d’un certain niveau d’abondance
naturel ; que dans le cadre des processus d’évolution on peut concevoir que
les forces adverses ambiantes provoquent une oscillation vers le bas de ce
niveau d’équilibre dynamique primitivement acquis, ou qu’un effet analogue
soit provoqué par quelque changement important dans le caractère génétique
de la population, et que cela puisse conduire à l’élimination même de cette
population.
(7) La théorie fait une distinction entre poissons matures et immatures
et entre le stock de jeunes classes et le stock de taille commerciale, le premier
étant le réservoir d’où le second tire son recrutement. Ce recrutement peut
évidemment n’être qu’une simple fonction du temps séparant deux classes
d’âge, ou fonction de facteurs physiologiques ou autres, comme la différence
entre groupes de taille différente, cette dernière relevant d’un recrutement
technologique sur un groupe de taille déterminée susceptible d’être capturé
par un engin déterminé, ce qui met en jeu les problèmes de réglementation.
(8) Le potentiel de reproduction est fonction du rapport entre les deux
sexes de la population, de sa fécondité totale (nombre d’œufs par unité de
surface et par an) et des conditions ambiantes plus ou moins favorables pour
la ponte, l'incubation et la survie des œufs, des jeunes larves de poisson, etc.
Le potentiel de croissance est fonction de l’importance, de l’âge (peut-être
du sexe) des éléments constituant la population ; fonction également des
disponibilités en nourriture (compte tenu de la compétition tendant à réduire
ces disponibilités) et des conditions plus ou moins favorables de l’ambiance
PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
en prévoyant les fluctuations des disponibilités du stock, et en proposant
les réductions ou augmentations à prévoir pour les pêches ultérieures.
(3) La théorie moderne des pêches implique que soient identifiées les
diverses entités constituant un stock de poissons, qu’il s’agisse de groupes
d’âges, de sexe ou autres, tels que races à croissance lente ou à croissance
rapide.
(4) Elle implique qu’une étude détaillée du comportement des individus
aussi bien que du stock considéré dans son ensemble, qu’il s’agisse d’habitudes
migratrices, alimentaires, reproductrices... est indispensable à la compréhension des problèmes de structure et de dynamique des populations.
(5) Elle émet l’opinion que le stock, en tant que population, possède
certaines propriétés qu’il importe de mesurer ; ces propriétés comprennent
les potentiels de « croissance » et de « reproduction » auxquels s’oppose une
force « mortalité », à laquelle une troisième propriété correspond : la « survie ».
(6) Elle soutient que la véritable expression de ces trois propriétés, dans
chaque période de temps, est le résultat de l’interaction entre les forces existant à l’intérieur de la population et les forces provenant de l’ambiance, et
que cette interaction est extrêmement variable d’une année à l’autre ; que
cette variabilité diffère selon les populations ; qu’à l’état naturel on peut
considérer qu’une population parvient à un état d’équilibre dynamique oscillant de façon variable de part et d’autre d’un certain niveau d’abondance
naturel ; que dans le cadre des processus d’évolution on peut concevoir que
les forces adverses ambiantes provoquent une oscillation vers le bas de ce
niveau d’équilibre dynamique primitivement acquis, ou qu’un effet analogue
soit provoqué par quelque changement important dans le caractère génétique
de la population, et que cela puisse conduire à l’élimination même de cette
population.
(7) La théorie fait une distinction entre poissons matures et immatures
et entre le stock de jeunes classes et le stock de taille commerciale, le premier
étant le réservoir d’où le second tire son recrutement. Ce recrutement peut
évidemment n’être qu’une simple fonction du temps séparant deux classes
d’âge, ou fonction de facteurs physiologiques ou autres, comme la différence
entre groupes de taille différente, cette dernière relevant d’un recrutement
technologique sur un groupe de taille déterminée susceptible d’être capturé
par un engin déterminé, ce qui met en jeu les problèmes de réglementation.
(8) Le potentiel de reproduction est fonction du rapport entre les deux
sexes de la population, de sa fécondité totale (nombre d’œufs par unité de
surface et par an) et des conditions ambiantes plus ou moins favorables pour
la ponte, l'incubation et la survie des œufs, des jeunes larves de poisson, etc.
Le potentiel de croissance est fonction de l’importance, de l’âge (peut-être
du sexe) des éléments constituant la population ; fonction également des
disponibilités en nourriture (compte tenu de la compétition tendant à réduire
ces disponibilités) et des conditions plus ou moins favorables de l’ambiance
