THÉORIE DES PÈCHES. ÉNONCÉ
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(2) Déclin du tonnage total pêché annuellement malgré une intensité de
pêche constante ou en accroissement.
(3)
Production très irrégulière.
(4) Réduction concomitante de l’âge moyen et de la taille des sujets capturés. (La réduction de la taille seule est au contraire souvent le symptôme
d’un manque de nourriture dû à une population trop dense donc sous-exploitée.)
(5) Accroissement du taux de croissance individuelle (dû à un accroisse
ment de la ration de nourriture individuelle, consécutif à la réduction de
densité de la population).
Lorsqu’une espèce recherchée est en état de déplétion, il y aura lieu d'en
réduire l’exploitation et si possible de procéder à des repeuplements. Ceux-ci
devront être d’autant plus massifs (plutôt que modérés et répétés) que cette
espèce risquera d’être avec ses antagonistes en état de « populations déséquilibrées». Parallèlement, il y aura lieu pour les espèces antagonistes d’augmenter les captures et de supprimer évidemment le cas échéant tout repeu
plement.
Trop souvent, le responsable de l’exploitation ne disposera malheureusement ni d’une représentation valable de la majorité de ses pêcheries lui
permettant de faire chiffrer les conditions de rendement optimum, ni même
de diagnostics cliniques l’avertissant de véritable surabondance de telle ou
telle espèce ou plus encore de leur état de déplétion. 11 devra alors se baser
sur les chances qu’ont les principales espèces de se trouver en état de surexploitation ou de sous-exploitation, compte tenu de leurs caractéristiques
génétiques et des conditions particulières de l’environnement dans lequel
elles se trouvent (14.12 —fig. 14.1).
8.3. ÉNONCÉ DE LA THÉORIE GÉNÉRALE DES PÊCHES
La synthèse des notions acquises dans les chapitres et paragraphes précédents conduit à l’énoncé ci-après sur la théorie générale des pèches
(Kesteven, 1950 a, 1950 b) :
(1) A l’heure actuelle on considère un stock de poissons comme une entité
vivante, se maintenant par elle-même, et capable de supporter l'exploitation
de l’homme pour une période indéfinie, pourvu que cette exploitation garde
une juste mesure avec l’importance de ce stock et les autres facteurs qui la
conditionnent.
(2) Cette conception soutient plus loin qu'une appréciation du stock de
poissons et de tous les facteurs qui l’influencent est nécessaire au rendement
de l’industrie des pêches, que cette appréciation aide cette industrie à développer ses moyens de capture jusqu’au plus haut niveau compatible avec les
termes «juste mesure», ou qu’elle l’aide à la défense de cette «juste mesure»
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(2) Déclin du tonnage total pêché annuellement malgré une intensité de
pêche constante ou en accroissement.
(3)
Production très irrégulière.
(4) Réduction concomitante de l’âge moyen et de la taille des sujets capturés. (La réduction de la taille seule est au contraire souvent le symptôme
d’un manque de nourriture dû à une population trop dense donc sous-exploitée.)
(5) Accroissement du taux de croissance individuelle (dû à un accroisse
ment de la ration de nourriture individuelle, consécutif à la réduction de
densité de la population).
Lorsqu’une espèce recherchée est en état de déplétion, il y aura lieu d'en
réduire l’exploitation et si possible de procéder à des repeuplements. Ceux-ci
devront être d’autant plus massifs (plutôt que modérés et répétés) que cette
espèce risquera d’être avec ses antagonistes en état de « populations déséquilibrées». Parallèlement, il y aura lieu pour les espèces antagonistes d’augmenter les captures et de supprimer évidemment le cas échéant tout repeu
plement.
Trop souvent, le responsable de l’exploitation ne disposera malheureusement ni d’une représentation valable de la majorité de ses pêcheries lui
permettant de faire chiffrer les conditions de rendement optimum, ni même
de diagnostics cliniques l’avertissant de véritable surabondance de telle ou
telle espèce ou plus encore de leur état de déplétion. 11 devra alors se baser
sur les chances qu’ont les principales espèces de se trouver en état de surexploitation ou de sous-exploitation, compte tenu de leurs caractéristiques
génétiques et des conditions particulières de l’environnement dans lequel
elles se trouvent (14.12 —fig. 14.1).
8.3. ÉNONCÉ DE LA THÉORIE GÉNÉRALE DES PÊCHES
La synthèse des notions acquises dans les chapitres et paragraphes précédents conduit à l’énoncé ci-après sur la théorie générale des pèches
(Kesteven, 1950 a, 1950 b) :
(1) A l’heure actuelle on considère un stock de poissons comme une entité
vivante, se maintenant par elle-même, et capable de supporter l'exploitation
de l’homme pour une période indéfinie, pourvu que cette exploitation garde
une juste mesure avec l’importance de ce stock et les autres facteurs qui la
conditionnent.
(2) Cette conception soutient plus loin qu'une appréciation du stock de
poissons et de tous les facteurs qui l’influencent est nécessaire au rendement
de l’industrie des pêches, que cette appréciation aide cette industrie à développer ses moyens de capture jusqu’au plus haut niveau compatible avec les
termes «juste mesure», ou qu’elle l’aide à la défense de cette «juste mesure»
