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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
En matière de réduction d’abondance il y a lieu d’abord de ne pas confondre une réduction de l’importance des captures avec celle du stock luimême. Une réduction d’abondance des captures peut provenir de multiples
causes qui n’ont rien à voir avec l’intensité de la pêche :
— Pauvreté des eaux due à des modifications de l’habitat ;
Variations cycliques d’abondance ;
— Faiblesse momentanée du tonnage pêché, le poisson ne « donnant »
pas ;
— Simple réduction du nombre de poissons, ce qui en fait se produit
pour chaque prise ;
— Simple faiblesse du tonnage pêché annuellement, qui peut provenir de
mesures conservatoires nouvelles ;
— Manque de poissons de taille en fin de saison de pêche, ce qui n’a
qu’une importance secondaire si le recrutement est suffisant pour combler
les vides pour la saison suivante ;
- Simple diminution des prises par unité dq temps de pêche et par engin,
qui peut provenir d’une augmentation du nombre d’engins ;
— Diminution par suite de facteurs autres que la pêche (barrages, envasements et ensablements, mortalités hivernales ou estivales...) qui diminuent
la productivité ;
— Extermination par une cause accidentelle importante (assecs, pollution
généralisée, modifications thermiques, barrages totalement infranchissables
aux migrateurs, épidémies...) rendant en général l’habitat impropre à la vie
de telle ou telle espèce. Dans un habitat de quelque étendue, la pêche n’extermine pas une espèce, à moins qu’elle n’amène une espèce grégaire en dessous
de son niveau de population minimum (6.121,21). En général elle ne peut
que réduire son abondance, car en dessous d’une certaine densité, la pêche,
ne payant plus, se limite d’elle-même.
Compte tenu de ces considérations d’une importance indirecte, ce qui
intéresse directement responsables et exploitants d’une pêcherie, c’est que
celle-ci ne tombe pas dans un état de déplétion que l’on peut caractériser
ainsi (Van Oosten, 1949 ; Kesteven, 1950) :
« Réduction de la densité du stock par unité de surface, avec impossibilité
de revenir à sa densité normale, du fait du maintien d’une surexploitation (x)
qui empêche le fonctionnement normal de ses potentiels de reproduction et
de croissance. »
Le diagnostic clinique de cette déplétion correspond à la coexistence des
symptômes suivants :
(1) Déclin des captures par unité de temps de pêche.
(1) On pourrait préciser : « d’une surexploitation du fait de l’homme et des autres prédateurs
en compétition avec lui sur le même stock ».
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