THÉORIE DES PÊCHES. ÉTUDE QUALITATIVE
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la compétition ne joue pas. C’est le cas de la plie sur la côte orientale de la
Grande-Bretagne.
Bien souvent malheureusement, surtout dans les plans d’eau continentaux
de surface réduite, la compétition alimentaire joue un grand rôle en matière
de croissance, de même que la prédation, pour l’équilibre entre les espèces.
Toute modification importante de la densité des diverses classes d'âge d'une
espèce se traduira alors par une variation de la croissance individuelle.
Passé un certain seuil, elle pourra se traduire également par une variation de
l’importance du recrutement, et parfois aussi par une variation suffisante de
l’importance relative des diverses espèces pour modifier leur situation antérieure de populations équilibrées ou déséquilibrées (6.25 — 8.421,1). Des
facteurs de correction, difficiles à chiffrer, devront alors être incorporés aux
formules mathématiques du rendement pondéral pour leur conserver leur
valeur (8.421,0).
8.21. Diagnostic clinique à porter sur l’état d’une pêcherie
faute de pouvoir en établir une représentation valable :
sous-exploitation ou surexploitation
Faute de pouvoir établir une représentation valable d’une pêcherie
et de chiffrer les conditions de rendement optimum, situation qui risque de
rester longtemps encore le privilège de quelques pêcheries seulement, les
responsables de l’exploitation piscicole des eaux devront se contenter de
diagnostics cliniques sur la densité des espèces exploitées.
De façon absolue, une population peut être ou trop abondante, ou pas
assez, compte tenu des ressources alimentaires disponibles (5.61) et de la
notion de population minimum compatible avec le maintien de l'espèce
(6.121,21).
La surabondance, par la compétition alimentaire intraspécifique qu’elle
provoque, est génératrice d’une faible croissance pouvant aller jusqu'à un
nanisme incompatible avec toute exploitation rationnelle (5.61). Si l’examen
révèle que, compte tenu des conditions inorganiques de la pêcherie, la généralité des individus d’une population est affectée d'une croissance nettement
inférieure à la normale (poissons petits malgré un âge avancé), sans que cela
paraisse être le fait de maladies ou de parasites, il y a de fortes chances pour
que cela soit la conséquence d’une trop forte densité par rapport à la nourriture disponible. Dans ce cas. la pêche doit être intensifiée sur cette espèce,
et bien entendu tous repeuplements supprimés, tandis que les espèces antagonistes seront au contraire favorisées tant par une restriction de la pêche
que par des repeuplements. Ces derniers auront intérêt à être d’autant plus
massifs (plutôt que modérés et répétés) que la population surabondante risquera d’être avec ses antagonistes en état de «populations déséquilibrées »,
c’est-à-dire incapable, par le simple jeu de leur résilience respective (2.5).
de revenir à la situation de «populations équilibrées » (6.25
8.421,1).
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