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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
a la forme d’une courbe en cloche dont le sommet correspond à l’âge ou à la
taille critique (Ricker, 1945). C’est à ce stade que la classe d’âge devrait
être capturée pour fournir le maximum de rendement pondéral, si l’elTicacité
des engins de pêche était telle qu’elle permette une exploitation totale de
façon instantanée, réserve faite des géniteurs à laisser pour la reproduction.
Si l’on veut discuter « rendement financier » et non pas simplement
« rendement pondéral », il n’y aura qu’à transposer la courbe (3) en une
courbe (3'), en multipliant les valeurs des ordonnées de la courbe (3) par un
facteur égal à la valeur économique correspondante des poissons de poids
indiqué par les ordonnées correspondantes de la courbe (2).
En chaque point de la courbe le coefficient instantané de croissance (G)
de la classe d’âge, représenté par la tangente en ce point, est égal à la différence entre le coefficient instantané de croissance individuelle (/) et le
coefficient instantané de mortalité totale (Z) (6.131) :
G = I — Z
(24)
Sur la branche montante de la courbe, avec un coeflicient instantané de
croissance positif, le gain pondéral périodique de la classe d’âge est égal à :
W' = eGt — 1
(25)
tandis que sur la branche descendante, avec un coefficient instantané de
croissance négatif, la perte pondérale périodique de la classe d’âge est égal à:
W" = 1 — e~G‘
(26)
Théoriquement l’instant correspondant au sommet de la courbe, instant
optimum pour une exploitation instantanée delà classe d’âge, est celui où le
coefficient instantané de croissance individuelle égale le coefficient instantané
de mortalité totale, c’est donc par un calcul de la croissance individuelle et
des mortalités qu’il pourra être précisé.
Pratiquement une exploitation ne peut s’opérer tout entière à l’instant (t),
elle ne peut que s’échelonner dans le temps de part et d’autre de cet instant (t)
correspondant à la taille critique, ce qui conduit Ricker (1944, 1945) à la
notion de meilleure taille minimum, qui correspond à la taille à laquelle doit
commencer la pêche pour que la moyenne des captures corresponde à la
taille critique. Cette meilleure taille minimum est fonction de l’intensité de
la pêche. Presque nulle quand la pêche est peu active, elle peut augmenter
fortement et se rapprocher de la taille critique quand la pêche est meurtrière.
Bien que très simplifiée, cette figuration correspond néanmoins assez bien
dans la pratique à un certain nombre de situations dans lesquelles les modifications artificielles de la densité sont sans effet tant sur la croissance individuelle que sur le recrutement. Tout f e passe alors comme si l’on avait affaire
à une population occupant un habitat «illimité», c’est-à-dire dans lequel
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