THÉORIE DES PÊCHES. ÉTl I»E QUALITATIVE
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La courbe (1), figurant la survie, a pour les poissons une allure hyperbolique. Elle comporte deux points d’importance particulière correspondant
dans le temps aux abscisses (tr) et (L).
Le point d’abscisse (tc) correspond à l'âge (ou à la taille) auquel le poisson
commence à être exploité, et que, pour ne pas compliquer dès à présent le
problème, nous considérons comme correspondant à la taille légale de capture.
A droite de ce point, la branche de la courbe d'allure hyperbolique (1), en
trait plein, représente ce que serait la survie du seul fait des mortalités
naturelles, tandis que la bifurcation en pointillés représente la survie du fait
de l’adjonction des mortalités provoquées par la pèche.
Le point d’abscisse (fr) correspond à l’âge (ou à la taille) du recrutement.
C’est l’époque où, les lourdes mortalités embryonnaires, larvaires et infantiles étant terminées, les jeunes recrues entrent dans le champ d'observation des responsables des pêcheries, avec un taux de mortalité naturelle qui
reste à peu près stable jusqu’à leur mort. Pour nombre d’espèces, comme la
plie, qui servit de test pour la mise au point de la théorie mathématique
des pêches, ce point correspond effectivement à un stade physiologique déterminé : celui de la migration des recrues de leurs zones de séjour d’enfance
vers les hauts fonds où elles vivent ensuite et sont pêchées au chalut. Par
opposition avec (tc), âge où le poisson commence à être réellement « exploité ».
on qualifie (tr) d’âge auquel il devient théoriquement « exploitable », c’est-àdire, plus exactement, susceptible d’être rencontré par les engins de pêche
utilisés sur une pêcherie. Pour d’autres espèces, aucun stade physiologique
particulier ne peut être choisi comme date ou âge de ce virtuel « recensement
des recrues ». Cet âge doit alors être fixé arbitrairement, mais autant que
possible suffisamment avancé dans le temps pour qu’il se trouve sur la branche
de la courbe correspondant à un taux de survie (ou de mortalité) stabilisé,
et pas trop avancé cependant, pour qu'il se trouve nettement inférieur
à l’âge (tc).
Lorsque tel est le cas, le secteur de courbe hyperbolique correspondant
au laps de temps (ir te) permettra de chiffrer directement la mortalité naturelle
sur les lieux de pêche (compte non tenu des réactions de la mortalité par
pêche sur la mortalité naturelle qui sont toutes deux compétitives). Lorsque
tel n’est pas le cas, la mortalité naturelle est normalement obtenue indirectement, en soustrayant le coefficient instantané de mortalité dû à la pèche du
coefficient instantané de mortalité totale (x) (8.410,3).
La courbe (2), représentant la croissance individuelle, est une courbe en S
arrivant tangentiellement à une asymptote horizontale, d’ordonnée II oo,
correspondant théoriquement au poids qu’atteindrait le poisson au bout
d’un temps infini, et pratiquement au poids maximum qu’atteignent les
poissons de l’espèce étudiée dans l’habitat étudié.
Représentant l’évolution du poids total d’une classe d’âge, la courbe (3)
(1) Contrairement à ce qui se passe pour les coefficients instantanés de mortalités, le taux
de mortalité totale ne résulte pas de la simple addition des taux de mortalités partielles
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La courbe (1), figurant la survie, a pour les poissons une allure hyperbolique. Elle comporte deux points d’importance particulière correspondant
dans le temps aux abscisses (tr) et (L).
Le point d’abscisse (tc) correspond à l'âge (ou à la taille) auquel le poisson
commence à être exploité, et que, pour ne pas compliquer dès à présent le
problème, nous considérons comme correspondant à la taille légale de capture.
A droite de ce point, la branche de la courbe d'allure hyperbolique (1), en
trait plein, représente ce que serait la survie du seul fait des mortalités
naturelles, tandis que la bifurcation en pointillés représente la survie du fait
de l’adjonction des mortalités provoquées par la pèche.
Le point d’abscisse (fr) correspond à l’âge (ou à la taille) du recrutement.
C’est l’époque où, les lourdes mortalités embryonnaires, larvaires et infantiles étant terminées, les jeunes recrues entrent dans le champ d'observation des responsables des pêcheries, avec un taux de mortalité naturelle qui
reste à peu près stable jusqu’à leur mort. Pour nombre d’espèces, comme la
plie, qui servit de test pour la mise au point de la théorie mathématique
des pêches, ce point correspond effectivement à un stade physiologique déterminé : celui de la migration des recrues de leurs zones de séjour d’enfance
vers les hauts fonds où elles vivent ensuite et sont pêchées au chalut. Par
opposition avec (tc), âge où le poisson commence à être réellement « exploité ».
on qualifie (tr) d’âge auquel il devient théoriquement « exploitable », c’est-àdire, plus exactement, susceptible d’être rencontré par les engins de pêche
utilisés sur une pêcherie. Pour d’autres espèces, aucun stade physiologique
particulier ne peut être choisi comme date ou âge de ce virtuel « recensement
des recrues ». Cet âge doit alors être fixé arbitrairement, mais autant que
possible suffisamment avancé dans le temps pour qu’il se trouve sur la branche
de la courbe correspondant à un taux de survie (ou de mortalité) stabilisé,
et pas trop avancé cependant, pour qu'il se trouve nettement inférieur
à l’âge (tc).
Lorsque tel est le cas, le secteur de courbe hyperbolique correspondant
au laps de temps (ir te) permettra de chiffrer directement la mortalité naturelle
sur les lieux de pêche (compte non tenu des réactions de la mortalité par
pêche sur la mortalité naturelle qui sont toutes deux compétitives). Lorsque
tel n’est pas le cas, la mortalité naturelle est normalement obtenue indirectement, en soustrayant le coefficient instantané de mortalité dû à la pèche du
coefficient instantané de mortalité totale (x) (8.410,3).
La courbe (2), représentant la croissance individuelle, est une courbe en S
arrivant tangentiellement à une asymptote horizontale, d’ordonnée II oo,
correspondant théoriquement au poids qu’atteindrait le poisson au bout
d’un temps infini, et pratiquement au poids maximum qu’atteignent les
poissons de l’espèce étudiée dans l’habitat étudié.
Représentant l’évolution du poids total d’une classe d’âge, la courbe (3)
(1) Contrairement à ce qui se passe pour les coefficients instantanés de mortalités, le taux
de mortalité totale ne résulte pas de la simple addition des taux de mortalités partielles
