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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
tiellement, et après leur décès, c’est-à-dire bien souvent trop tard et sans
l’ampleur suffisante pour lutter contre les maladies.
— Il ne peut envisager d’importation efficace de sujets de nouvelles
souches ou d’espèces nouvelles, avec chances de réussite, que dans des habitats
ayant encore des niches vacantes.
— L’exploitant de la pèche des plans d’eau de grande superficie n’aura,
la plupart du temps, qu’un seul moyen d’action sur les populations de poisson
pour tenter de les acheminer vers leurs conditions optima d’exploitabilité :
son exploitation même. Il importe donc de mettre en lumière les réactions
des populations de poissons aux prélèvements opérés par l’homme, prélèvements dont l’intensité peut être très variable et répartie de façon fort
différente suivant espèces et classes d’âge.
Dans le cas particulier de pêcheries susceptibles d’être repeuplées
avec facilité, l’exploitant ne pourra attendre de résultats tangibles de ses
repeuplements qu’autant que ceux-ci auront été conçus et réalisés en fonction
de la situation démographique réelle, conséquence de la pêche, des espèces
sujettes à ces repeuplements.
Réserve faite des possibilités d’amélioration de l’habitat (lorsque
son étendue et sa configuration le permettent), les chances de réussite de
toute mesure destinée à obtenir d’un plan d’eau le rendement optimum
seront donc subordonnées à une juste appréciation, donc si possible à une
estimation chiffrée, des relations existant entre les caractéristiques des
populations exploitées et les caractéristiques de l’exploitation à laquelle
elles sont soumises.
8.1. MÉTHODES D’ÉTUDE
La méthode empirique consiste à établir chaque année, pour une pêcherie
déterminée, d’une part une statistique des captures, d’autre part une statistique des efforts de pêche mis en oeuvre (nombre d’heures ou de journées
de pêche avec tel ou tel engin; 8.410,1). L’examen de telles statistiques,
sur un nombre d’années suffisamment important, peut mettre en évidence
une corrélation apparente entre l’intensité de la pêche et l’importance des
captures, et indiquer par cela même quelle est l’intensité de pêche qui théoriquement est susceptible de conduire aux captures les plus importantes de
façon suivie. Pratiquement, cette méthode n’a qu’une valeur très relative,
car nous avons vu que les populations piscicoles sont elles-mêmes sujettes
à d’énormes fluctuations (6.14), beaucoup plus importantes souvent que celles
susceptibles d'être provoquées par la pêche. Trop souvent, il ne sera pas
possible de distinguer la cause exacte des fluctuations enregistrées sur les
statistiques des captures, et de vérifier la réalité d’une corrélation entre
1 intensité de la pêche et l’importance des captures. Rien ne permet d’affirmer d’ailleurs que les conditions qui ont engendré les meilleures captures
dans le passé continueront à donner le même résultat dans l’avenir, ou que
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