THÉORIE DES PÈCHES. MÉTHODES d’ÉTIDE
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d’autres conditions ne permettraient pas d’obtenir un résultat encore meilleur et peut-être à meilleur compte.
La méthode analytique, qui est encore à ses débuts, n’a pas ces faiblesses.
Elle s’attache en effet à déceler les causes multiples des fluctuations de densité
de populations: taux et coefficients de natalité ; taux et coefficients de mortalité, relatives d’une part à la pêche, d’autre part aux incidents naturels
(prédation, maladies, sénilité...); taux et coefficients de croissance pondérale
individuelle. Le stade d’analyse qualitative passé, il faut alors passerai! stade
d’analyse quantitative, en chiffrant l’importance de ces divers facteurs
chaque fois que l’état de nos connaissances le permet. Dans un stade ultérieur, de synthèse quantitative, on tentera, en fonction de ces paramètres,
d’élaborer une «représentation» du système complexe constitué par une
pêcherie de type déterminé. Ces représentations pourront être soit du
type «équation mathématique» (8.420,0), soit du type « machine à billes »
(8.420,1).
Abondamment utilisées dans les sciences physiques, ces « représentations »
ou « modèles » théoriques n’ont apparu que récemment dans les sciences
biologiques (Kostitzin, 1939). Rafferty (1950) et Von Bertalanffy (1950)
ont traité des principes sur lesquels reposent de tels modèles dans les sciences
biologiques, et le dernier a mis en lumière le fait que les systèmes biologiques
constituaient des « systèmes ouverts », dont la caractéristique était de tendre
vers un état d’équilibre. Une pêcherie constitue un exemple-type d’un tel
« système ouvert ». Son recrutement de jeunes poissons correspond à une
importation d’énergie solaire, tandis que les prélèvements opérés par l’homme
correspondent à une exportation d’énergie. Pour que les populations exploitées se maintiennent à un niveau relativement stable cela suppose qu’importations et exportations s’équilibrent. Selon l'intensité de la pèche, l'équilibre
peut toutefois s’établir à des niveaux d’abondance de populations très différents, correspondant à des captures d’importance variable tant en poids
total qu’en taille moyenne des individus (Graham, 1935 ; Russel, 1942).
Réserve faite des périodes de ruptures d’équilibre, brusques et temporaires,
les espèces d’un écosystème sont entre elles et avec la prédation que leur
impose l’espèce humaine normalement en état d’équilibre. Une exploitation
rationnelle sera celle grâce à laquelle les espèces recherchées préférentiellement atteindront, dans « un certain équilibre », le niveau d’abondance générateur pour l’homme du maximum de profit soutenu (6.25
8.421,1).
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