SUCCESSIONS ÉCOLOGIQUES. INTERPRÉTATION DU PHÉNOMÈNE
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niches (2.4) existant dans l’habitat, c’est-à-dire, entre autres choses, vers une
utilisation de toutes les catégories de nourriture existant dans l’habitat. A
l’intérieur de chaque niche, donc de chaque espèce (une espèce par niche 2.4),
la compétition alimentaire intraspécifique entraîne une sélection naturelle
qui laisse subsister les individus capables d’utiliser la nourriture avec le
meilleur rendement. Au total, les successions écologiques doivent donc normalement tendre vers une utilisation toujours plus complète de toutes les
sortes de nourriture, et cela avec une etlicience de plus en plus grande, ce
qui en définitive doit se solder par un accroissement de la productivité
(Strôm, 1928; Lindeman, 1942).
Fig. 7.1. — Évolution hypothétique de la productivité
dans une succession lacustre en pays tempéré.
(D'après Lindeman, 1942.)
Ce dernier auteur a illustré cette notion par la figure 7.1 représentant
l’évolution de la productivité d’un écosystème passant du lac oligotrophe au
lac eutrophe, au marais, puis à la forêt. Au stade primitif de lac oligotrophe
la productivité est faible. Elle augmente ensuite rapidement jusqu’à un palier
correspondant aux conditions d’eutrophie type. Lorsque par suite de son
comblement progressif la hauteur d’eau devient insuffisante pour une bonne
utilisation de l’énergie solaire par le phytoplancton, on assiste à un déclin
rapide et important de la productivité. Par la suite, le lac étant comblé, une
flore des marais prend la relève de la flore aquatique disparue, et la productivité augmente à nouveau, jusqu’à un nouveau palier représenté par la forêt
d’essences d’ombre correspondant au climax climatique de la région (7.31).
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niches (2.4) existant dans l’habitat, c’est-à-dire, entre autres choses, vers une
utilisation de toutes les catégories de nourriture existant dans l’habitat. A
l’intérieur de chaque niche, donc de chaque espèce (une espèce par niche 2.4),
la compétition alimentaire intraspécifique entraîne une sélection naturelle
qui laisse subsister les individus capables d’utiliser la nourriture avec le
meilleur rendement. Au total, les successions écologiques doivent donc normalement tendre vers une utilisation toujours plus complète de toutes les
sortes de nourriture, et cela avec une etlicience de plus en plus grande, ce
qui en définitive doit se solder par un accroissement de la productivité
(Strôm, 1928; Lindeman, 1942).
Fig. 7.1. — Évolution hypothétique de la productivité
dans une succession lacustre en pays tempéré.
(D'après Lindeman, 1942.)
Ce dernier auteur a illustré cette notion par la figure 7.1 représentant
l’évolution de la productivité d’un écosystème passant du lac oligotrophe au
lac eutrophe, au marais, puis à la forêt. Au stade primitif de lac oligotrophe
la productivité est faible. Elle augmente ensuite rapidement jusqu’à un palier
correspondant aux conditions d’eutrophie type. Lorsque par suite de son
comblement progressif la hauteur d’eau devient insuffisante pour une bonne
utilisation de l’énergie solaire par le phytoplancton, on assiste à un déclin
rapide et important de la productivité. Par la suite, le lac étant comblé, une
flore des marais prend la relève de la flore aquatique disparue, et la productivité augmente à nouveau, jusqu’à un nouveau palier représenté par la forêt
d’essences d’ombre correspondant au climax climatique de la région (7.31).
