218
PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
7.3.
CARACTÉRISTIQUES
DES SUCCESSIONS ÉCOLOGIQUES
7.30. Types de successions
il ne saurait être question, dans le cadre de cet ouvrage, d’analyser tous
les types de successions avec l’abondante terminologie s’y rapportant. Nous
préciserons simplement, que, pour la compréhension des phénomènes, les
successions peuvent être classées en fonction de leur ampleur, de leur caractère d’unité ou de répétition et de leur orientation.
7.300. Classification des successions d’après l’ampleur des modifications réalisées et leur origine
Lorsque les modifications sont le résultat d’une interaction entre l’habitat
et la communauté, elles sont en général lentes et correspondent à la définition même du terme succession écologique. La réaction des végétaux sur
l’habitat est alors en général importante, et l’espèce dominante impose son
faciès à l’habitat (6.21). Les réactions des animaux, même pour les espèces
«principales» (6.21), peuvent être faibles (truites dans un ruisseau dont le
caractère est donné par le courant), ou notables (carpes qui par leur présence
réduisent la végétation d’un étang et troublent l’eau). Dans le premier cas
on dit que la communauté animale ou que la succession animale est « passive »
(relativement), dans le second qu’elle est « active ».
Lorsque les modifications sont imposées aux communautés par des variations du climat ou de la topographie de l’habitat, sans intervention fut-elle
faible des communautés, elles portent en général sur de grandes étendues,
elles peuvent être importantes et rapides. Il s’agit alors d’une évolution,
d’origine inorganique, parfois qualifiée de succession géologique.
7.301. Classification des successions d’après leur caractère
d’unité ou de répétition
Une succession présente souvent un caractère d’évolution continue depuis
son début jusqu'à son stade actuel, elle correspond à la définition de succession
primaire. A un moment donné une succession peut faire au contraire un pas
en arrière : forêt anéantie par un incendie, lac de retenue de barrage vidangé
après une longue période en eau. Dans le premier cas le terrain nu est d’abord
et à nouveau colonisé par les herbes, arbustes, arbrisseaux, essences de
lumière, essences d’ombre, tandis que l’humus forestier se reconstitue petit
à petit. Dans le second cas, après une remise en eau succédant à un assec
prolongé, invertébrés aquatiques et poissons auront à nouveau à coloniser
un habitat vierge comme ce fut le cas lors de la première mise en eau du
barrage. Les communautés qui s’établissent à nouveau dans un habitat,
PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
7.3.
CARACTÉRISTIQUES
DES SUCCESSIONS ÉCOLOGIQUES
7.30. Types de successions
il ne saurait être question, dans le cadre de cet ouvrage, d’analyser tous
les types de successions avec l’abondante terminologie s’y rapportant. Nous
préciserons simplement, que, pour la compréhension des phénomènes, les
successions peuvent être classées en fonction de leur ampleur, de leur caractère d’unité ou de répétition et de leur orientation.
7.300. Classification des successions d’après l’ampleur des modifications réalisées et leur origine
Lorsque les modifications sont le résultat d’une interaction entre l’habitat
et la communauté, elles sont en général lentes et correspondent à la définition même du terme succession écologique. La réaction des végétaux sur
l’habitat est alors en général importante, et l’espèce dominante impose son
faciès à l’habitat (6.21). Les réactions des animaux, même pour les espèces
«principales» (6.21), peuvent être faibles (truites dans un ruisseau dont le
caractère est donné par le courant), ou notables (carpes qui par leur présence
réduisent la végétation d’un étang et troublent l’eau). Dans le premier cas
on dit que la communauté animale ou que la succession animale est « passive »
(relativement), dans le second qu’elle est « active ».
Lorsque les modifications sont imposées aux communautés par des variations du climat ou de la topographie de l’habitat, sans intervention fut-elle
faible des communautés, elles portent en général sur de grandes étendues,
elles peuvent être importantes et rapides. Il s’agit alors d’une évolution,
d’origine inorganique, parfois qualifiée de succession géologique.
7.301. Classification des successions d’après leur caractère
d’unité ou de répétition
Une succession présente souvent un caractère d’évolution continue depuis
son début jusqu'à son stade actuel, elle correspond à la définition de succession
primaire. A un moment donné une succession peut faire au contraire un pas
en arrière : forêt anéantie par un incendie, lac de retenue de barrage vidangé
après une longue période en eau. Dans le premier cas le terrain nu est d’abord
et à nouveau colonisé par les herbes, arbustes, arbrisseaux, essences de
lumière, essences d’ombre, tandis que l’humus forestier se reconstitue petit
à petit. Dans le second cas, après une remise en eau succédant à un assec
prolongé, invertébrés aquatiques et poissons auront à nouveau à coloniser
un habitat vierge comme ce fut le cas lors de la première mise en eau du
barrage. Les communautés qui s’établissent à nouveau dans un habitat,
