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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
Dans une même communauté un genre n’est normalement représenté
<{ue par une seule espèce ou à la rigueur par un nombre d’espèces très réduit.
Ceci s’explique par le fait que les diverses espèces d’un même genre ont en
général des besoins très voisins, ce qui provoque entre elles une compétition
se traduisant par l’élimination des espèces moins bien adaptées aux conditions particulières de l’environnement (une seule espèce par niche, 2.4).
6.24.
Stratification d’une communauté
Prenons le cas d'un écosystème primitif : l’habitat constitué par la roche
primitive surmontée par l’atmosphère, la communauté réduite à une pellicule
de lichen s’installant sur la roche. Cette communauté ne se compose visiblement que d’une seule strate. La situation se complique avec l’apparition
des mousses et l’épaississement progressif du tapis végétal, qui conduit finalement à la forêt dense, où l’on peut reconnaître cinq subdivisions verticales
principales correspondant à des sous-communautés : organismes souterrains,
organismes de la surface du sol, herbes, arbustes, arbres.
11 en est de même des écosystèmes aquatiques plus ou moins profonds.
On peut y distinguer des sous-communautés distinctes pour la zone littorale,
la zone limnétique et la zone profonde (5.23). Dans ces deux dernières,
la stratification des températures, de l’oxygène et des sels dissous peut amener soit à l’identification d’autres sous-communautés, soit à la reconnaissance du déplacement de tout ou partie de ces sous-communautés (5.311,12),
particulièrement aux périodes de circulation thermique.
6.25. Notion d’équilibre biologique dans une communauté
Comme nous l’avons déjà vu, la communauté peut être considérée
approximativement comme un superorganisme (6.0 — 6.20) avec des populations plus ou moins groupées verticalement en sous-communautés, et séparées
des communautés voisines par des zones de transition ou écotones. Toutes
les parties de ce complexe sont en interaction entre elles et avec l’habitat
qui les contient, tout comme les divers organes d’un seul et unique organisme.
Qu’une modification intervienne dans l’habitat, dans l’environnement inorganique, et elle aura sa répercussion dans le degré de dominance respective
des espèces de la communauté. L’environnement inorganique étant par
nature changeant, soumis à l’évolution cosmique, toute communauté est
à considérer comme étant par nature sujette à une évolution constante
dans sa composition. Seule la lenteur de l’évolution normale nous a amenés
à considérer comme un équilibre biologique ce qui n’est qu’une succession
d’équilibres. Cette évolution est en général progressive, mais peut se transformer en véritable rupture d’équilibre sous l’effet brutal d’une catastrophe
ou d’une intervention inconsidérée de l’homme.
Il n’y a donc pas, comme on a tendance à le croire, un équilibre naturel
PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
Dans une même communauté un genre n’est normalement représenté
<{ue par une seule espèce ou à la rigueur par un nombre d’espèces très réduit.
Ceci s’explique par le fait que les diverses espèces d’un même genre ont en
général des besoins très voisins, ce qui provoque entre elles une compétition
se traduisant par l’élimination des espèces moins bien adaptées aux conditions particulières de l’environnement (une seule espèce par niche, 2.4).
6.24.
Stratification d’une communauté
Prenons le cas d'un écosystème primitif : l’habitat constitué par la roche
primitive surmontée par l’atmosphère, la communauté réduite à une pellicule
de lichen s’installant sur la roche. Cette communauté ne se compose visiblement que d’une seule strate. La situation se complique avec l’apparition
des mousses et l’épaississement progressif du tapis végétal, qui conduit finalement à la forêt dense, où l’on peut reconnaître cinq subdivisions verticales
principales correspondant à des sous-communautés : organismes souterrains,
organismes de la surface du sol, herbes, arbustes, arbres.
11 en est de même des écosystèmes aquatiques plus ou moins profonds.
On peut y distinguer des sous-communautés distinctes pour la zone littorale,
la zone limnétique et la zone profonde (5.23). Dans ces deux dernières,
la stratification des températures, de l’oxygène et des sels dissous peut amener soit à l’identification d’autres sous-communautés, soit à la reconnaissance du déplacement de tout ou partie de ces sous-communautés (5.311,12),
particulièrement aux périodes de circulation thermique.
6.25. Notion d’équilibre biologique dans une communauté
Comme nous l’avons déjà vu, la communauté peut être considérée
approximativement comme un superorganisme (6.0 — 6.20) avec des populations plus ou moins groupées verticalement en sous-communautés, et séparées
des communautés voisines par des zones de transition ou écotones. Toutes
les parties de ce complexe sont en interaction entre elles et avec l’habitat
qui les contient, tout comme les divers organes d’un seul et unique organisme.
Qu’une modification intervienne dans l’habitat, dans l’environnement inorganique, et elle aura sa répercussion dans le degré de dominance respective
des espèces de la communauté. L’environnement inorganique étant par
nature changeant, soumis à l’évolution cosmique, toute communauté est
à considérer comme étant par nature sujette à une évolution constante
dans sa composition. Seule la lenteur de l’évolution normale nous a amenés
à considérer comme un équilibre biologique ce qui n’est qu’une succession
d’équilibres. Cette évolution est en général progressive, mais peut se transformer en véritable rupture d’équilibre sous l’effet brutal d’une catastrophe
ou d’une intervention inconsidérée de l’homme.
Il n’y a donc pas, comme on a tendance à le croire, un équilibre naturel
