ORGANISATION SOCIALE. COMMUNAUTÉ
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de la communauté, ou plus exactement de l’écosystème, en fonction de son
facteur principal : l'habitat (lac ou rivière à eaux tempérées chaudes).
6.22. Écotone
Le passage d’une communauté à une autre se fait soit de façon progressive
et insensible, demandant pour être complet des dizaines de kilomètres, soit
de façon plus ou moins rapide, soit de façon brutale. Ces zones de transition,
se réduisant parfois à une ligne de démarcation, correspondent à ce que les
écologistes dénomment des écotones.
Sur un grand fleuve, l’écotone correspondant à la zone mixte s’intercalant entre les eaux froides et vives d'ainont peuplées de Salmonidés et les
eaux tempérées chaudes à courant lent d’aval s’étend sur des kilomètres.
Les «queues» d’étang ou de lac, zones marécageuses faisant transition
entre un écosystème aquatique et un écosystème terrestre vont de quelques
mètres à quelques kilomètres. Le long d’un cours d’eau à bords francs, la
transition entre écosystème aquatique et écosystème terrestre se réduit
à une ligne : la rive.
Les conditions de milieu de l’écotone, intermédiaires entre celles de deux
communautés, font que l’écotone abrite des représentants de ces deux communautés. Il est en même temps le terrain d’élection d’espèces particulières
qui ne peuvent se passer des caractéristiques de ces zones de transition, l'n
des exemples typiques est celui des « queues » de lac ou d’étang avec leurs
populations de grenouilles, de tortues, de hérons, de rats musqués, etc.
En règle générale l’écotone contient un plus grand nombre d’espèces
que les communautés qu’il sépare. En outre, et cela est une des caractéristiques connue sous le nom d'effet de bordure, la communauté vivant dans
l’écotone est souvent plus dense que les communautés typiques dont elle
fait la transition. Cette caractéristique spéciale n’a rien pour nous surprendre,
car souvent une zone de transition entre deux biotopes typiques et homogènes
aura un plus grand nombre d’emplacements réunissant à proximité immédiate les qualificatifs nécessaires de l’espace vital (5.51 — 5.521): zone de
fraye, zone d’alimentation, zone d’abris. Sur le plan strictement utilitaire,
pêcheurs et chasseurs n’ont pas attendu l’apparition de savants traités
d’écologie pour acquérir cette notion.
6.23. Composition d'une communauté
Qu’une communauté ait une extension géographique importante (grands
lacs, océans) ou réduite (petits lacs, étangs, ruisseaux) les espèces qui la composent forment obligatoirement, par leurs caractéristiques trophiques, un
cycle alimentaire complet (2.1).
Le nombre des espèces constituant une communauté va en croissant
des pôles à l’équateur, ce qui jusqu’à présent a rendu bien difficile l’étude
des interactions écologiques dans les communautés tropicales.
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