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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
délimités et relativement indépendants des écosystèmes voisins. 11 n’en
est pas toujours de même. Les huîtres de la biocénose de Môbius ont besoin
de nourriture qui leur est apportée de l’extérieur par les courants. Le long
d’une rivière, entre la biocénose amont à eaux froides, différente de la biocénose aval à eaux tempérées chaudes, la démarcation ne se fait pas de façon
nette mais par interposition d’une zone mixte correspondant en langage
écologique au terme d’écotone (6.22).
6.21. Dominance. Classification des communautés
Avec Clarke (1954) on peut distinguer deux types extrêmes de communautés, avec évidemment toutes les gradations intermédiaires, selon que
leur caractère leur est imposé par l’habitat, support de la communauté,
ou par une partie de la communauté elle-même.
Dans le cas d’une rivière, ou d’un lac, ou d’un océan, l’habitat impose
incontestablement son caractère à l’écosystème qu’il constitue avec la communauté qu’il supporte. Les réactions des organismes sur l’inorganique
sont très inférieures aux actions de ce dernier sur la communauté. Parmi
les espèces végétales ou animales constituant cette dernière, certaines sont
beaucoup plus répandues, ou plus visibles, elles méritent la qualification
d'espèces principales.
Une forêt, et en particulier une forêt de sapins, constitue une biocénose
typique, susceptible d’être rencontrée sur des sols et sous des latitudes ou
altitudes présentant une variabilité relativement grande. Dans ce cas, les
sapins sont responsables des modifications de lumière, d’humidité, puis du
sol même de l’habitat. Ils gouvernent l’implantation de telle ou telle espèce
végétale accessoire, la présence de tel ou tel gibier, de tel et tel oiseau...
C’est la communauté, et parmi elle une espèce ou un petit nombre d’espèces,
qui impose son caractère à l’écosystème. Ces espèces ne méritent pas alors
seulement le qualificatif de principales, elles sont des espèces dominantes.
La classification ou dénomination des communautés, ou plus exactement
des écosystèmes qu’elles constituent avec leur habitat, se fait généralement
soit en fonction des caractères visibles de l’habitat soit en fonction des caractères visibles de la communauté. Dans le cas d’un écosystème à dominante
biocénotique, type forêt de sapins, il semble qu’on ne puisse mieux faire
que de lui laisser cette désignation « forêt de sapins ». Dans le cas d’un écosystème où la dominance revient à l’habitat, type lac ou rivière à eaux
tempérées chaudes, peuplées en majeure partie de Cyprinidés en Europe,
les habitants de ce continent pourraient choisir entre lac ou rivière à eaux
tempérées chaudes ou lac ou rivière à Cyprinidés. L’inconvénient c’est que
ces Cyprinidés font place aux Centrarchidés en Amérique et aux Cichlidés
en Afrique... ; de plus ce ne sont pas ces poissons qui imposent leurs caractères aux écosystèmes dont ils constituent le peuplement « principal » mais
non « dominant ». La logique milite donc dans ce cas pour une dénomination
PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
délimités et relativement indépendants des écosystèmes voisins. 11 n’en
est pas toujours de même. Les huîtres de la biocénose de Môbius ont besoin
de nourriture qui leur est apportée de l’extérieur par les courants. Le long
d’une rivière, entre la biocénose amont à eaux froides, différente de la biocénose aval à eaux tempérées chaudes, la démarcation ne se fait pas de façon
nette mais par interposition d’une zone mixte correspondant en langage
écologique au terme d’écotone (6.22).
6.21. Dominance. Classification des communautés
Avec Clarke (1954) on peut distinguer deux types extrêmes de communautés, avec évidemment toutes les gradations intermédiaires, selon que
leur caractère leur est imposé par l’habitat, support de la communauté,
ou par une partie de la communauté elle-même.
Dans le cas d’une rivière, ou d’un lac, ou d’un océan, l’habitat impose
incontestablement son caractère à l’écosystème qu’il constitue avec la communauté qu’il supporte. Les réactions des organismes sur l’inorganique
sont très inférieures aux actions de ce dernier sur la communauté. Parmi
les espèces végétales ou animales constituant cette dernière, certaines sont
beaucoup plus répandues, ou plus visibles, elles méritent la qualification
d'espèces principales.
Une forêt, et en particulier une forêt de sapins, constitue une biocénose
typique, susceptible d’être rencontrée sur des sols et sous des latitudes ou
altitudes présentant une variabilité relativement grande. Dans ce cas, les
sapins sont responsables des modifications de lumière, d’humidité, puis du
sol même de l’habitat. Ils gouvernent l’implantation de telle ou telle espèce
végétale accessoire, la présence de tel ou tel gibier, de tel et tel oiseau...
C’est la communauté, et parmi elle une espèce ou un petit nombre d’espèces,
qui impose son caractère à l’écosystème. Ces espèces ne méritent pas alors
seulement le qualificatif de principales, elles sont des espèces dominantes.
La classification ou dénomination des communautés, ou plus exactement
des écosystèmes qu’elles constituent avec leur habitat, se fait généralement
soit en fonction des caractères visibles de l’habitat soit en fonction des caractères visibles de la communauté. Dans le cas d’un écosystème à dominante
biocénotique, type forêt de sapins, il semble qu’on ne puisse mieux faire
que de lui laisser cette désignation « forêt de sapins ». Dans le cas d’un écosystème où la dominance revient à l’habitat, type lac ou rivière à eaux
tempérées chaudes, peuplées en majeure partie de Cyprinidés en Europe,
les habitants de ce continent pourraient choisir entre lac ou rivière à eaux
tempérées chaudes ou lac ou rivière à Cyprinidés. L’inconvénient c’est que
ces Cyprinidés font place aux Centrarchidés en Amérique et aux Cichlidés
en Afrique... ; de plus ce ne sont pas ces poissons qui imposent leurs caractères aux écosystèmes dont ils constituent le peuplement « principal » mais
non « dominant ». La logique milite donc dans ce cas pour une dénomination
