ORGANISATION SOCIALE. POPl LATIONS
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Nous venons de voir que les mortalités proportionnelles provoquaient
des fluctuations passagères de densité. Nous avons vu que, par définition,
les mortalités compensatrices tendent à stabiliser les changements qui
interviennent dans la densité des populations, et que les mortalités anticompensatrices accentuent ces changements, s’opposant, et cela parfois
définitivement, au retour à la situation antérieure. Qu’elles compensent
ou qu’elles exagèrent les variations, ces mortalités agissent sur des variations
existantes, déjà provoquées par d’autres types de mortalité que nous pouvons qualifier d’indépendantes, de primaires, ou initiales et que Neave
dénomme « extrapensatory mortality ».
Ce sont les facteurs inorganiques du milieu, physiques, chimiques ou
climatiques, qui le plus souvent agissent principalement de façon indépendante, et cela tout particulièrement durant les phases embryonnaires et
larvaires spécialement sensibles. 11 en est de même de la pèche, tant qu’elle
reste peu importante, ou même d’une pêche assez importante avec « limitation des captures» lorsque celle-ci est presque systématiquement atteinte.
Limiter par exemple la pêche à x tonnes de poissons et réaliser chaque année
x tonnes de capture n’a aucun rapport avec les variations annuelles de densité. A ces mortalités climatiques indépendantes peuvent enfin se superposer des mortalités climatiques compensatrices (6.151,0).
6.151,4. Action combinée des divers types de mortalité
Au total ces divers types de mortalités agissent en proportions différentes suivant les espèces et suivant les variations du climat dans le temps
ou dans l’espace.
Les mortalités proportionnelles, et surtout les mortalités indépendantes
de la densité des populations, aggravées parfois par des mortalités anticompensatrices, réduisent accidentellement l’importance «les populations
de façon brutale, parfois catastrophique, voire mortelle pour les populations.
Au contraire les mortalités compensatrices tendent à maintenir les populations au voisinage de la charge biotique de leur habitat, ou à les y ramener
tant qu’elles n’ont pas été abaissées en dessous du niveau minimum de
récupération (6.121,21).
Le cas des saumons pink et chum déjà cité, qui a donné lieu à des études
approfondies (Neave, 1953) donne un bel exemple de co-action de ces
diverses mortalités :
(1) En mer interviennent des mortalités proportionnelles de la part des
prédateurs, puis des mortalités proportionnelles ou indépendantes dues
à la pêche, suivant que celle-ci est plus ou moins importante. Ces mortalités
provoquent des variations dans le nombre des géniteurs disponibles pour
la fraye et par suite dans le nombre d’œufs déposés en rivière dans les frayères.
(2) Dans les frayères le climat provoque à nouveau des mortalités indépendantes. Par ailleurs la compétition spatiale due à l’exiguïté relative
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Nous venons de voir que les mortalités proportionnelles provoquaient
des fluctuations passagères de densité. Nous avons vu que, par définition,
les mortalités compensatrices tendent à stabiliser les changements qui
interviennent dans la densité des populations, et que les mortalités anticompensatrices accentuent ces changements, s’opposant, et cela parfois
définitivement, au retour à la situation antérieure. Qu’elles compensent
ou qu’elles exagèrent les variations, ces mortalités agissent sur des variations
existantes, déjà provoquées par d’autres types de mortalité que nous pouvons qualifier d’indépendantes, de primaires, ou initiales et que Neave
dénomme « extrapensatory mortality ».
Ce sont les facteurs inorganiques du milieu, physiques, chimiques ou
climatiques, qui le plus souvent agissent principalement de façon indépendante, et cela tout particulièrement durant les phases embryonnaires et
larvaires spécialement sensibles. 11 en est de même de la pèche, tant qu’elle
reste peu importante, ou même d’une pêche assez importante avec « limitation des captures» lorsque celle-ci est presque systématiquement atteinte.
Limiter par exemple la pêche à x tonnes de poissons et réaliser chaque année
x tonnes de capture n’a aucun rapport avec les variations annuelles de densité. A ces mortalités climatiques indépendantes peuvent enfin se superposer des mortalités climatiques compensatrices (6.151,0).
6.151,4. Action combinée des divers types de mortalité
Au total ces divers types de mortalités agissent en proportions différentes suivant les espèces et suivant les variations du climat dans le temps
ou dans l’espace.
Les mortalités proportionnelles, et surtout les mortalités indépendantes
de la densité des populations, aggravées parfois par des mortalités anticompensatrices, réduisent accidentellement l’importance «les populations
de façon brutale, parfois catastrophique, voire mortelle pour les populations.
Au contraire les mortalités compensatrices tendent à maintenir les populations au voisinage de la charge biotique de leur habitat, ou à les y ramener
tant qu’elles n’ont pas été abaissées en dessous du niveau minimum de
récupération (6.121,21).
Le cas des saumons pink et chum déjà cité, qui a donné lieu à des études
approfondies (Neave, 1953) donne un bel exemple de co-action de ces
diverses mortalités :
(1) En mer interviennent des mortalités proportionnelles de la part des
prédateurs, puis des mortalités proportionnelles ou indépendantes dues
à la pêche, suivant que celle-ci est plus ou moins importante. Ces mortalités
provoquent des variations dans le nombre des géniteurs disponibles pour
la fraye et par suite dans le nombre d’œufs déposés en rivière dans les frayères.
(2) Dans les frayères le climat provoque à nouveau des mortalités indépendantes. Par ailleurs la compétition spatiale due à l’exiguïté relative
