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PÊCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
râbles, soit d’une réduction du nombre de géniteurs en dessous du niveau
permettant une large production d’alevins même avec taux de mortalité
réduit), les prédateurs seront à même d’en prélever un pourcentage excessif,
et le niveau de la population descendra encore d’un degré. A l’opposé,
une migration d’alevins particulièrement abondante (provoquée par des
circonstances ambiantes exceptionnelles) peut culbuter la barrière de contrôle imposée par les prédateurs, et permettre à la population de saumons
d’atteindre un niveau auquel les prédateurs ne prélèveront plus qu’une dîme
minime et dont le contrôle dépendra alors principalement des mortalités
compensatrices.
Sur un plan essentiellement pratique Neave en conclut qu’une acclimatation de saumons pink ou chum dans une rivière ne peut avoir normalement quelques chances de succès qu’à la condition : (1) que les poissons
prédateurs ne soient pas nombreux ; (2) que l’importance du repeuplement
artificiel soit tel qu’il corresponde au minimum à la ponte d’un large contingent normal de géniteurs sauvages.
Cet exemple cité par Neave est évidemment lié aux caractéristiques
biologiques très particulières des espèces en cause. Avec des saumons dont
les jeunes descendent à la mer après un, deux, trois, quatre ans de rivière,
pesant de 15 à 80 grammes, les risques de cannibalisme par les diverses
espèces caractéristiques des « eaux froides » ne semblent guère devoir être
importants. Il serait par contre prématuré d’affirmer qu’une situation de
ce genre ne puisse apparaître au passage de ces jeunes saumons dans la partie
basse des vallées peuplée de brochets, de blackbass, etc... Aux estuaires
enfin, il semble bien que ces migrations d’avalaison de jeunes saumons
provoquent également des rassemblements d’espèces marines carnivores.
6.151,2. Mortalités proportionnelles à la densité
Il y a mortalités proportionnelles à la densité des populations lorsque
l’importance de ces mortalités est, en pourcentage, fonction directe de la
densité des populations. Ces mortalités sont en particulier le résultat de la
prédation type B de Ricker (9.720), cas le plus fréquent d’ailleurs, dans
laquelle tout se passe comme si la capture des proies résultait d’une rencontre
de hasard, fonction de la densité des populations antagonistes. L’étude
de la prédation (5.621 —5.622) nous a montré que, dans un milieu pourvu
d abris pour les proies, on assistait à des fluctuations d’abondance proies et
prédateurs. Dans ce cas, aucune des deux populations n’est en principe,
de ce seul fait, ramenée en dessous du minimum compatible avec une récupération ultérieure.
6.151,3. Mortalités indépendantes de la densité
Il n y a, à proprement parler, mortalités indépendantes que lorsque
celles-ci sont, en pourcentage, sans aucun rapport avec la densité des populations.
PÊCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
râbles, soit d’une réduction du nombre de géniteurs en dessous du niveau
permettant une large production d’alevins même avec taux de mortalité
réduit), les prédateurs seront à même d’en prélever un pourcentage excessif,
et le niveau de la population descendra encore d’un degré. A l’opposé,
une migration d’alevins particulièrement abondante (provoquée par des
circonstances ambiantes exceptionnelles) peut culbuter la barrière de contrôle imposée par les prédateurs, et permettre à la population de saumons
d’atteindre un niveau auquel les prédateurs ne prélèveront plus qu’une dîme
minime et dont le contrôle dépendra alors principalement des mortalités
compensatrices.
Sur un plan essentiellement pratique Neave en conclut qu’une acclimatation de saumons pink ou chum dans une rivière ne peut avoir normalement quelques chances de succès qu’à la condition : (1) que les poissons
prédateurs ne soient pas nombreux ; (2) que l’importance du repeuplement
artificiel soit tel qu’il corresponde au minimum à la ponte d’un large contingent normal de géniteurs sauvages.
Cet exemple cité par Neave est évidemment lié aux caractéristiques
biologiques très particulières des espèces en cause. Avec des saumons dont
les jeunes descendent à la mer après un, deux, trois, quatre ans de rivière,
pesant de 15 à 80 grammes, les risques de cannibalisme par les diverses
espèces caractéristiques des « eaux froides » ne semblent guère devoir être
importants. Il serait par contre prématuré d’affirmer qu’une situation de
ce genre ne puisse apparaître au passage de ces jeunes saumons dans la partie
basse des vallées peuplée de brochets, de blackbass, etc... Aux estuaires
enfin, il semble bien que ces migrations d’avalaison de jeunes saumons
provoquent également des rassemblements d’espèces marines carnivores.
6.151,2. Mortalités proportionnelles à la densité
Il y a mortalités proportionnelles à la densité des populations lorsque
l’importance de ces mortalités est, en pourcentage, fonction directe de la
densité des populations. Ces mortalités sont en particulier le résultat de la
prédation type B de Ricker (9.720), cas le plus fréquent d’ailleurs, dans
laquelle tout se passe comme si la capture des proies résultait d’une rencontre
de hasard, fonction de la densité des populations antagonistes. L’étude
de la prédation (5.621 —5.622) nous a montré que, dans un milieu pourvu
d abris pour les proies, on assistait à des fluctuations d’abondance proies et
prédateurs. Dans ce cas, aucune des deux populations n’est en principe,
de ce seul fait, ramenée en dessous du minimum compatible avec une récupération ultérieure.
6.151,3. Mortalités indépendantes de la densité
Il n y a, à proprement parler, mortalités indépendantes que lorsque
celles-ci sont, en pourcentage, sans aucun rapport avec la densité des populations.
