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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
regard de leur rapport avec la densité de la population (Solomon, 1949;
Oui m. 1953; Neave, 1953) : directement dépendantes ou compensatrices,
inversement dépendantes ou exagératrices, indépendantes, proportionnelles.
6.151,0. Mortalités compensatrices ou directement dépendantes de la densité
Ce sont les mortalités de ce type, dont l’effet sur les stocks (compression
de leur capacité de reproduction) a été baptisé « résilience », qui ont été,
depuis longtemps déjà, reconnues comme la base même sur laquelle reposait
le rendement soutenu des pêches.
Toutes les mortalités directes ou indirectes relevant d’une carence
d’espace vital, de nourriture, d’oxygène... sont en général d’autant plus
élevées en pourcentage que la densité d’une population s’accroît. Il en est
certainement de même des mortalités dues aux parasites et aux agents
pathogènes. Pour les prédateurs le problème, étudié ailleurs plus en détail, se
complique du fait que les rapports d’abondance numérique « prédateur/proie »
revêtent également plusieurs types. Avec Oppenheimer et Kesteven (1953)
déjà cité, il semble en tous cas difficile d’attribuer une part prédominante
dans ces mortalités compensatrices aux seuls prédateurs qui n’ont pas la
possibilité de se multiplier avec la même rapidité que les espèces sur lesquelles
ils se nourrissent.
.1 priori, les taux de mortalité relevant de causes physiques devraient
être indépendants de la densité des populations. C’est le cas des mortalités
massives intervenant sur les œufs de bon nombre d’espèces de poissons par
suite de variations de température. On pourrait penser qu’il en est de même
pour les mortalités intervenant dans les gravières sur les œufs de truites
et de saumons, par suite de crues, de mises à sec, d’envasement ou d’ensablement... C’est en effet le cas assez souvent, en principe chaque fois que
dans une rivière le nombre d’emplacements de fraye favorables est suffisant
pour faire face largement aux besoins de tous les reproducteurs. Dans le
cas contraire, un pourcentage parfois considérable de reproducteurs sera
contraint de se contenter de mauvaises gravières, instables, exposées aux
crues ou à des mises à sec et à l’ensablement. Bien souvent, atteignant et
dépassant la densité d’un couple par mètre carré (saumons du Pacifique),
les géniteurs pour établir leurs frayères bouleverseront celles des reproducteurs un peu plus précoces qui les ont précédés, pour le plus grand dommage
des œufs qu’elles abritaient. On conçoit que dans ce cas, fréquent pour les
saumons du Pacifique, et pour la truite commune de Nouvelle-Zélande, les
taux de mortalité pendant la vie embryonnaire et larvaire soient d’autant
plus élevés que le nombre de poissons est plus élevé (Pritchard, 1948 a).
PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
regard de leur rapport avec la densité de la population (Solomon, 1949;
Oui m. 1953; Neave, 1953) : directement dépendantes ou compensatrices,
inversement dépendantes ou exagératrices, indépendantes, proportionnelles.
6.151,0. Mortalités compensatrices ou directement dépendantes de la densité
Ce sont les mortalités de ce type, dont l’effet sur les stocks (compression
de leur capacité de reproduction) a été baptisé « résilience », qui ont été,
depuis longtemps déjà, reconnues comme la base même sur laquelle reposait
le rendement soutenu des pêches.
Toutes les mortalités directes ou indirectes relevant d’une carence
d’espace vital, de nourriture, d’oxygène... sont en général d’autant plus
élevées en pourcentage que la densité d’une population s’accroît. Il en est
certainement de même des mortalités dues aux parasites et aux agents
pathogènes. Pour les prédateurs le problème, étudié ailleurs plus en détail, se
complique du fait que les rapports d’abondance numérique « prédateur/proie »
revêtent également plusieurs types. Avec Oppenheimer et Kesteven (1953)
déjà cité, il semble en tous cas difficile d’attribuer une part prédominante
dans ces mortalités compensatrices aux seuls prédateurs qui n’ont pas la
possibilité de se multiplier avec la même rapidité que les espèces sur lesquelles
ils se nourrissent.
.1 priori, les taux de mortalité relevant de causes physiques devraient
être indépendants de la densité des populations. C’est le cas des mortalités
massives intervenant sur les œufs de bon nombre d’espèces de poissons par
suite de variations de température. On pourrait penser qu’il en est de même
pour les mortalités intervenant dans les gravières sur les œufs de truites
et de saumons, par suite de crues, de mises à sec, d’envasement ou d’ensablement... C’est en effet le cas assez souvent, en principe chaque fois que
dans une rivière le nombre d’emplacements de fraye favorables est suffisant
pour faire face largement aux besoins de tous les reproducteurs. Dans le
cas contraire, un pourcentage parfois considérable de reproducteurs sera
contraint de se contenter de mauvaises gravières, instables, exposées aux
crues ou à des mises à sec et à l’ensablement. Bien souvent, atteignant et
dépassant la densité d’un couple par mètre carré (saumons du Pacifique),
les géniteurs pour établir leurs frayères bouleverseront celles des reproducteurs un peu plus précoces qui les ont précédés, pour le plus grand dommage
des œufs qu’elles abritaient. On conçoit que dans ce cas, fréquent pour les
saumons du Pacifique, et pour la truite commune de Nouvelle-Zélande, les
taux de mortalité pendant la vie embryonnaire et larvaire soient d’autant
plus élevés que le nombre de poissons est plus élevé (Pritchard, 1948 a).
