ORGANISATION SOCIALE. POPULATIONS
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diminuée, il y a accroissement important et parfois phénoménal de la densité
de la population ou des populations en jeu. Cet accroissement trouve sa
limite, et l’amorce de sa régression, lorsqu’il se heurte à un facteur de résistance de l’ambiance qui a pris une importance nouvelle. Lorsque la résistance
de 1 environnement est au contraire considérablement augmentée, il y a
abaissement important et parfois considérable de la densité des populations
en jeu. Cet abaissement peut être plus ou moins brusque et tel qu’il provoque une disparition plus ou moins soudaine des espèces. Sans être aussi
important, il peut parfois ramener certaines espèces grégaires en dessous
de leur niveau de population minimum (6.121,21). Celles-ci disparaîtront
alors progressivement, même si les conditions de l'environnement leur
redeviennent favorables. Moins important, cet abaissement pourra encore
être suffisant pour placer certaines populations ayant à faire face à des mortalités exagératrices dans un état de faiblesse tel que, sans toutefois disparaître, elles seront dans l’incapacité de reprendre le dessus, à moins qu’elles
ne puissent bénéficier en temps opportun d'une réduction considérable de
la résistance de l’environnement (6.151,1).
6.151. Facteurs de régulation
Pouvant se classer comme l’un des plus grands prédateurs, et à coup
sûr comme le plus grand destructeur de la nature, il était normal que l'homme
considère tout d’abord les prédateurs comme le facteur principal du contrôle
des populations. Il n’y manqua pas. Par la suite, les travaux des écologistes
sur les insectes mirent en évidence l’importance primordiale du climat dans
les populations clairsemées, c’est-à-dire dont la densité est très au-dessous
de la charge utile de leur habitat, et l’importance primordiale des facteurs
biotiques (en particulier compétition et maladies) dans les populations
atteignant la charge utile de leur habitat (Bodenhei. m er, 1938).
Réserve faite d’ÀNDREWARTHA et Birch (1954) la tendance actuelle est
de considérer que facteurs climatiques et facteurs biotiques m * sont pas
à opposer totalement. Tous deux sont susceptibles d'entrer en jeu dans la
régulation d’une population et cela de façon indépendante, ou proportionnelle, ou dépendante de sa densité.
Pour plus de simplicité dans l'exposé, nous ramènerons l'examen «les
relations entre les facteurs environnants et la densite des populations a celui
des relations entre ces facteurs et les mortalités, ce qui revient pratiquement au même. La densité n’est en effet que la somme algébrique des natalités et des mortalités. La natalité potentielle de son côté est caractéristique de l’espèce, et la diminution qu'elle subit pour arriver à la natalité
réelle porte sur des embryons ou des larves qui sont morts avant d’etre
reconnus comme individus indépendants, et qu il est donc logique de
comptabiliser au chapitre mortalité.
Ceci posé, les mortalités intervenant dans une population doivent obligatoirement faire partie d une des quatre categories ci-après, établies en
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diminuée, il y a accroissement important et parfois phénoménal de la densité
de la population ou des populations en jeu. Cet accroissement trouve sa
limite, et l’amorce de sa régression, lorsqu’il se heurte à un facteur de résistance de l’ambiance qui a pris une importance nouvelle. Lorsque la résistance
de 1 environnement est au contraire considérablement augmentée, il y a
abaissement important et parfois considérable de la densité des populations
en jeu. Cet abaissement peut être plus ou moins brusque et tel qu’il provoque une disparition plus ou moins soudaine des espèces. Sans être aussi
important, il peut parfois ramener certaines espèces grégaires en dessous
de leur niveau de population minimum (6.121,21). Celles-ci disparaîtront
alors progressivement, même si les conditions de l'environnement leur
redeviennent favorables. Moins important, cet abaissement pourra encore
être suffisant pour placer certaines populations ayant à faire face à des mortalités exagératrices dans un état de faiblesse tel que, sans toutefois disparaître, elles seront dans l’incapacité de reprendre le dessus, à moins qu’elles
ne puissent bénéficier en temps opportun d'une réduction considérable de
la résistance de l’environnement (6.151,1).
6.151. Facteurs de régulation
Pouvant se classer comme l’un des plus grands prédateurs, et à coup
sûr comme le plus grand destructeur de la nature, il était normal que l'homme
considère tout d’abord les prédateurs comme le facteur principal du contrôle
des populations. Il n’y manqua pas. Par la suite, les travaux des écologistes
sur les insectes mirent en évidence l’importance primordiale du climat dans
les populations clairsemées, c’est-à-dire dont la densité est très au-dessous
de la charge utile de leur habitat, et l’importance primordiale des facteurs
biotiques (en particulier compétition et maladies) dans les populations
atteignant la charge utile de leur habitat (Bodenhei. m er, 1938).
Réserve faite d’ÀNDREWARTHA et Birch (1954) la tendance actuelle est
de considérer que facteurs climatiques et facteurs biotiques m * sont pas
à opposer totalement. Tous deux sont susceptibles d'entrer en jeu dans la
régulation d’une population et cela de façon indépendante, ou proportionnelle, ou dépendante de sa densité.
Pour plus de simplicité dans l'exposé, nous ramènerons l'examen «les
relations entre les facteurs environnants et la densite des populations a celui
des relations entre ces facteurs et les mortalités, ce qui revient pratiquement au même. La densité n’est en effet que la somme algébrique des natalités et des mortalités. La natalité potentielle de son côté est caractéristique de l’espèce, et la diminution qu'elle subit pour arriver à la natalité
réelle porte sur des embryons ou des larves qui sont morts avant d’etre
reconnus comme individus indépendants, et qu il est donc logique de
comptabiliser au chapitre mortalité.
Ceci posé, les mortalités intervenant dans une population doivent obligatoirement faire partie d une des quatre categories ci-après, établies en
