ORGANISATION SOCIALE. POPULATIONS
193
périodiques ou cycliques des fluctuations accidentelles ou mieux apériodiques :
d’autre part les fluctuations d’origine cosmique des fluctuations d'origine
biologique. Étant en partie subjectif ce classement n’a qu'une valeur de
commodité. Les origines biologiques peuvent toujours en effet être rattachées
à une cause primaire cosmique. Le classement en fluctuations périodiques
ou apériodiques est de son côté fonction de l’exactitude des statistiques et de
l'interprétation correcte de leurs résultats !
6.141. Fluctuations périodiques
6.141,0. Fluctuations d’origine cosmique
Nous avons vu que la succession des jours et des nuits, des saisons,
des lunaisons était à l’origine d’un certain nombre de rythmes biologiques
(5.321,5). Sur un plan plus général, scientifiques et astronomes ont mis en
évidence un nombre important de périodicités, plus de 50 déjà en 1925,
parmi lesquelles les périodicités dues à l’intensité des radiations solaires
doivent retenir l’attention. Ces dernières sont nombreuses et s’enchevêtrent
les unes les autres avec des cycles de 7, 8, 11, 21, 35, 45 et 68 mois. Une
dernière de 5,7 années correspond à la moitié du cycle périodique des
taches solaires qui est en moyenne d'un peu plus de 11 années. Allee et
al. (1949) considèrent que tous ces cycles peuvent être considérés comme
des sous-multiples du cycle des variations magnétiques solaires qui est de
276 mois ou 23 ans. Brückner (1890) ajoute encore un autre cycle d'une
durée moyenne de 35 ans.
L’enchevêtrement de tous ces cycles est tel qu'il ne rend pas facile la
mise en évidence d’une corrélation entre certains d'entre eux et tel ou tel
phénomène : rendement de la pêche par exemple, ou importance des stocks
sur lesquels elle s’exerce. Iletenons toutefois qu’au Kénya et au Tanganyika.
les variations de niveau du lac Victoria, auxquelles est indiscutablement liée
la production de poisson, sont bien en relation avec les cycles solaires. Mais
Bkooks (1926) précise que là encore le phénomène est complexe, le cycle
de 11 années des taches solaires ayant une action prédominante sur les régions
équatoriales, alors que c’est le cycle de 35 ans de Brückner qui prévaudrait
dans les régions polaires.
D’après Huntsman (1931) les statistiques de la Compagnie de la Baie
d'Hudson montrent que les périodes d’abondance des principaux animaux à
fourrures reviennent de façon régulière. Il note que le lapin et le lièvre blanc
enregistrent les mêmes minima périodiques que le saumon atlantique canadien (tous les neuf à dix ans). Selon Huntsman, la régularité de cette périodicité et l’ampleur de son champ d’application militent en faveur d’une cause
cosmique.
Sont en général à rattacher indirectement aux périodicités dues aux
facteurs cosmiques, les périodicités que nous attribuons directement aux
facteurs climatiques. Les proprietaires d étangs qui chaque année connaissent
Précédent

- 219/752

Suivant