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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
L’intensité de la lutte pour la vie s’accroît en progression géométrique
au fur et à mesure du développement de la population, jusqu’au moment où
cette lutte atteint un degré tel qu’elle ne permet plus aucun accroissement.
Bien que la réalité confirme, comme nous l’avons vu, le bien-fondé de ces
courbes mathématiques, celles-ci n’en correspondent pas moins qu’à des
Fig. 6.5. — Courbe de croissance d’une population et courbes dérivées : opportunités
de croissance, taux de croissance, résistance de l’environnement et intensité de la
lutte pour la vie.
(Avec la permission de Woodbury, « Principles of General ecology »,
1954, McGraw-Hill, Blakiston Div., d'après Gause, 1934, 1939.)
valeurs moyennes. Le nombre des courbes en S possibles, et de leurs dérivées,
est par ailleurs infini. Ce n’est qu’expérimentalement qu’il sera possible
d’établir la courbe en S relative à telle population dans tel habitat. 11 n’en
reste pas moins vrai que la connaissance de l’allure de ces courbes constitue
une notion capitale pour la compréhension des lois présidant à la croissance
des populations.
6.14. Fluctuations de densité des populations
6.140. Notions générales
Nous avons vu qu’après la phase dite de colonisation d’un habitat une
population atteint peu à peu une densité correspondant à la charge utile
que peut porter cet habitat. Cette charge limite est fonction des conditions
inorganiques et organiques de l’environnement qui sont toutes plus ou moins
soumises à des variations. La charge utile ou charge biotique de l’habitat
sera donc dotée de fluctuations plus ou moins importantes de part et d’autre
de sa valeur moyenne Correspondant à l’asymptote supérieure théorique de
la courbe logistique.
On a 1 habitude de distinguer d’ordinaire : d’une part les fluctuations
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