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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
le poids de leurs pèches se rendent parfaitement compte que celles-ci sont
fonction des températures qui ont prévalu pendant 1 année et de la bonne
alimentation en eau de leurs étangs. L'étude des fluctuations du rendement
des pèches de saumons du Pacifique, obtenues facilement par le tonnage de
boites de conserves fabriquées, a montré qu’il existait en général une corrélation nette entre les variations de ce rendement et les précipitations atmosphériques qui. quelques années avant, ont conditionné le niveau d eau des
rivières dans lesquelles se sont développés les jeunes. Les fortes crues d’hiver
ne donnent en général qu'une faible production de jeunes saumons. Les très
bas étiages d’été ont le même effet, soit par suite de réduction du plan d’eau
producteur de nourriture, soit par suite d’échauffement trop fort de l’eau,
soit par suite de réduction des possibilités de défense des jeunes saumons
contre les oiseaux prédateurs (McKernan et al., 1950).
6.141.1. Fluctuations d’origine biologique
Les fluctuations de densité, c’est-à-dire du bilan « natalité/mortalité » ne
sont que la résultante des fluctuations de ces deux facteurs. Dans les climats
tempérés ou froids, où la reproduction est discontinue, cette dernière provoquera à elle seule une importante fluctuation annuelle. Cela n’empêchera pas
d’ailleurs la densité moyenne et ses fluctuations, pratiquement importantes,
d'être sous la dépendance de facteurs de mortalité tels que prédation, compétition, maladies de choc.
6.141,10. Prédation. Surexploitation
La nature des relations « prédateurs/proies » a déjà été mise en évidence
lors de l’étude des phénomènes sociaux, avec les travaux de Gause (1935)
sur Didinium nasutum et Paramecium caudatum (5.621). Pour les animaux
supérieurs comme les poissons, la nature de ces relations a été confirmée par
Shoemaker (1947) dans une étude expérimentale consistant en un élevage
en aquarium d'un petit poisson vivipare, le common guppy Lebistes reticula lus.
Des bacs, de 26 litres, reçoivent chacun un mâle et deux femelles. Le
fond est garni de sable et de plantes aquatiques. Les poissons sont nourris
a satiété, comptés et pesés périodiquement.
La figure 6.6 indique clairement les variations de la population de 1 un
des aquariums, variations provenant du fait que le common guppy est un
carnivore et mange ses propres petits, surtout si la nourriture devient moins
abondante.
Au début de l’expérience le nombre de poissons s’accroît rapidement,
d une part du fait des naissances, d’autre part du fait qu’il y a peu de poissons
assez gros pour manger les jeunes. Le poids total de la population s’accroît
moins vite que le nombre d’individus. Tandis que le poids total continue à
s accroître jusqu au moment où les premiers nés deviennent suffisamment
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