ORGANISATION SOCIALE. POPl LATIONS
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prédateurs attitrés ; (4) que les chances d’adaptations aux conditions changeantes du milieu étaient fonction du nombre de biotypes de la population,
donc de son importance ; (5) que l’organisation du travail donnait à la masse
son ordre et faisait bénéficier tous ses participants de l’expérience du leader.
11 résulte de tous ces avantages de l’agrégation, opposés aux désavantages
de la compétition alimentaire, que chez les populations grégaires la meilleure
croissance et la meilleure survie correspondent à une densité moyenne. Chez
ces dernières le sous-peuplement est aussi néfaste que le surpeuplement
(Principe (I’Allee) (fig. 6.3-B).
Cette notion peut paraître évidente, comme toujours a posteriori. Sa
méconnaissance a cependant conduit à de nombreuses erreurs en matière de
conservation des ressources naturelles et de repeuplements en particulier. Le
forestier ne réussit pas des repeuplements d’essences d’ombres (grégaires) en
les plantant en plein soleil. L’aménagiste piscicole ou cynégétique ne « conservera » des espèces grégaires qu’en les « maintenant sous leur propre ombre ».
11 doit penser « troupeau », dernière cellule sociale, et non pas couple, ponte,
ou millier d’œufs, unités sans existence réelle et durable sur le terrain.
6.13. Croissance
6.130. Taux de croissance pondérale individuelle
On appelle taux de croissance d’un poisson durant un intervalle de temps
(0, t), l’année en général, son augmentation de poids en pour cent du début
à la fin de cette période :
t(o,o = AB /A/
(13)
Son coefficient instantané de croissance (t) utilisé par Ricker (1944, 1945)
dans la recherche du maximum de rendement pondéral des pêches (8.20)
est donné par la formule :
i = dW/dl
(14)
ou sous une forme exponentielle :
e‘ = 1 +
(15)
La croissance d’un poisson est fonction de facteurs multiples (Van
Oosten, 1944) que l’on peut rattacher à trois groupes :
— Facteurs héréditaires, jouant à l’intérieur de chaque espèce, de chaque
race, et même de chaque lignée. Certains cas de gigantisme ou de nanisme
sont le résultat de l’hérédité.
— Facteurs alimentaires, correspondant essentiellement à la quantité
et à la qualité de nourriture disponible, compte tenu des actions de compétition et de prédation entre les espèces représentées dans chaque type de
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prédateurs attitrés ; (4) que les chances d’adaptations aux conditions changeantes du milieu étaient fonction du nombre de biotypes de la population,
donc de son importance ; (5) que l’organisation du travail donnait à la masse
son ordre et faisait bénéficier tous ses participants de l’expérience du leader.
11 résulte de tous ces avantages de l’agrégation, opposés aux désavantages
de la compétition alimentaire, que chez les populations grégaires la meilleure
croissance et la meilleure survie correspondent à une densité moyenne. Chez
ces dernières le sous-peuplement est aussi néfaste que le surpeuplement
(Principe (I’Allee) (fig. 6.3-B).
Cette notion peut paraître évidente, comme toujours a posteriori. Sa
méconnaissance a cependant conduit à de nombreuses erreurs en matière de
conservation des ressources naturelles et de repeuplements en particulier. Le
forestier ne réussit pas des repeuplements d’essences d’ombres (grégaires) en
les plantant en plein soleil. L’aménagiste piscicole ou cynégétique ne « conservera » des espèces grégaires qu’en les « maintenant sous leur propre ombre ».
11 doit penser « troupeau », dernière cellule sociale, et non pas couple, ponte,
ou millier d’œufs, unités sans existence réelle et durable sur le terrain.
6.13. Croissance
6.130. Taux de croissance pondérale individuelle
On appelle taux de croissance d’un poisson durant un intervalle de temps
(0, t), l’année en général, son augmentation de poids en pour cent du début
à la fin de cette période :
t(o,o = AB /A/
(13)
Son coefficient instantané de croissance (t) utilisé par Ricker (1944, 1945)
dans la recherche du maximum de rendement pondéral des pêches (8.20)
est donné par la formule :
i = dW/dl
(14)
ou sous une forme exponentielle :
e‘ = 1 +
(15)
La croissance d’un poisson est fonction de facteurs multiples (Van
Oosten, 1944) que l’on peut rattacher à trois groupes :
— Facteurs héréditaires, jouant à l’intérieur de chaque espèce, de chaque
race, et même de chaque lignée. Certains cas de gigantisme ou de nanisme
sont le résultat de l’hérédité.
— Facteurs alimentaires, correspondant essentiellement à la quantité
et à la qualité de nourriture disponible, compte tenu des actions de compétition et de prédation entre les espèces représentées dans chaque type de
