ORGANISATION SOCIALE. POPl LATIONS
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lités « anticompensatrices » ou « exagérât rices » est magnifiquement illustrée
par 1 action des poissons prédateurs sur la migration d'avalaison des jeunes
saumons pink et chum du Pacifique (6.151,1).
Un troisième avantage de l’agrégation en matière de reproduction relève
de la génétique proprement dite. Nous avons vu que la tâche des biologistes
et aménagistes des pèches était suffisamment ardue pour qu’ils ne s'embarrassent pas de considérations académiques sur la classification en espèces
distinctes, en formes locales, en complexe racial ou en espèces homogènes
donnant lieu à des entités locales distinctes (4.0). Dans le domaine de la
science appliquée qui est le nôtre, le but est de mettre en évidence, à l’intérieur de chaque « espèce » prise au sens large, les groupes ou « races » de
poissons présentant des caractères homogènes, principalement en ce qui
concerne, directement ou indirectement, leur comportement dans et avec,
leur habitat. Dans la querelle de l'hérédité des caractères acquis, nous avons
plus ou moins considéré les races locales comme le résultat d’une potentialité
héréditaire de leur « génotype » manifestée à l’occasion d’une ambiance favorable, et qui, bien qu’héréditaire, ne se manifestera plus si cette ambiance
vient à changer (4.3). Forts de ce rappel, admettons avec les généticiens la
subdivision écologique de l’espèce en races distinctes ou écotypes comprenant
eux-mêmes un certain nombre de biotypes ou types d'individus qui offrent
aux facteurs ambiants des réactions plus ou moins différentes en raison des
différences génétiques individuelles.
Une faible population d’un écotype, surtout si elle est isolée, verra sa
plasticité diminuer du fait de la consanguinité. Elle ne contiendra qu’un
faible nombre de biotypes et n’aura en conséquence que de faibles possibilités
d’adaptation, tant pour résister à des conditions défavorables que pour profiter de circonstances favorables. Au contraire, une population nombreuse
aura toutes les chances de contenir un plus grand nombre de biotypes, et
par là de posséder quelques individus susceptibles de supporter des conditions difficiles et de profiter des changements dans l'environnement. C’est en
partie à ces phénomènes qu’il faut rattacher très vraisemblablement le fait
que certaines populations, une fois clairsemées, ne peuvent retrouver leur
abondance primitive même avec des conditions environnantes favorables.
Clarke (1954) cite à ce sujet l'exemple classique du petit tétra de la réserve
de file Martha’s Vineyard. La population s’en élevait à 2 000 individus
en 1916. Un incendie suivi d’une tempête, puis d’un hiver rigoureux avec
abondance d'autours, réduisit le peuplement à 50 couples. Leur nombre continua à décroître régulièrement. Une vingtaine de petits tétras furent encore
dénombrés en 1927. Le dernier individu identifié le fut en 1932, et cela malgré
toutes les mesures prises pour sauvegarder l’espèce.
Le même phénomène semble se passer sur les peuplements d'huîtres
sauvages qui, à la suite d'une surexploitation intense, sont incapables
de reprendre le dessus, même en dehors de toute nouvelle exploitation.
Cette impossibilité qu’ont certaines espèces grégaires de se maintenir en
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lités « anticompensatrices » ou « exagérât rices » est magnifiquement illustrée
par 1 action des poissons prédateurs sur la migration d'avalaison des jeunes
saumons pink et chum du Pacifique (6.151,1).
Un troisième avantage de l’agrégation en matière de reproduction relève
de la génétique proprement dite. Nous avons vu que la tâche des biologistes
et aménagistes des pèches était suffisamment ardue pour qu’ils ne s'embarrassent pas de considérations académiques sur la classification en espèces
distinctes, en formes locales, en complexe racial ou en espèces homogènes
donnant lieu à des entités locales distinctes (4.0). Dans le domaine de la
science appliquée qui est le nôtre, le but est de mettre en évidence, à l’intérieur de chaque « espèce » prise au sens large, les groupes ou « races » de
poissons présentant des caractères homogènes, principalement en ce qui
concerne, directement ou indirectement, leur comportement dans et avec,
leur habitat. Dans la querelle de l'hérédité des caractères acquis, nous avons
plus ou moins considéré les races locales comme le résultat d’une potentialité
héréditaire de leur « génotype » manifestée à l’occasion d’une ambiance favorable, et qui, bien qu’héréditaire, ne se manifestera plus si cette ambiance
vient à changer (4.3). Forts de ce rappel, admettons avec les généticiens la
subdivision écologique de l’espèce en races distinctes ou écotypes comprenant
eux-mêmes un certain nombre de biotypes ou types d'individus qui offrent
aux facteurs ambiants des réactions plus ou moins différentes en raison des
différences génétiques individuelles.
Une faible population d’un écotype, surtout si elle est isolée, verra sa
plasticité diminuer du fait de la consanguinité. Elle ne contiendra qu’un
faible nombre de biotypes et n’aura en conséquence que de faibles possibilités
d’adaptation, tant pour résister à des conditions défavorables que pour profiter de circonstances favorables. Au contraire, une population nombreuse
aura toutes les chances de contenir un plus grand nombre de biotypes, et
par là de posséder quelques individus susceptibles de supporter des conditions difficiles et de profiter des changements dans l'environnement. C’est en
partie à ces phénomènes qu’il faut rattacher très vraisemblablement le fait
que certaines populations, une fois clairsemées, ne peuvent retrouver leur
abondance primitive même avec des conditions environnantes favorables.
Clarke (1954) cite à ce sujet l'exemple classique du petit tétra de la réserve
de file Martha’s Vineyard. La population s’en élevait à 2 000 individus
en 1916. Un incendie suivi d’une tempête, puis d’un hiver rigoureux avec
abondance d'autours, réduisit le peuplement à 50 couples. Leur nombre continua à décroître régulièrement. Une vingtaine de petits tétras furent encore
dénombrés en 1927. Le dernier individu identifié le fut en 1932, et cela malgré
toutes les mesures prises pour sauvegarder l’espèce.
Le même phénomène semble se passer sur les peuplements d'huîtres
sauvages qui, à la suite d'une surexploitation intense, sont incapables
de reprendre le dessus, même en dehors de toute nouvelle exploitation.
Cette impossibilité qu’ont certaines espèces grégaires de se maintenir en
