ENVIRONNEMENT. FACTEl RS SOCIAl X
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les bactéries du genre Rhizobium qui forment des nodosités sur les racines
des légumineuses. La bactérie se nourrit aux dépens de la plante, mais
fixant lazote de l’air elle remplace avantageusement les engrais azotés.
Parmi les organismes marins l’un des exemples les plus spectaculaires
de mutualisme est celui de l’anémone de mer, Adanisia pallia ta, que le
bernard-1 hennite, Eupagurus prideauxi, détache d’un rocher pour la placer
sur la coquille où il a élu domicile. Lorsque par suite de sa croissance le
bernard-l’hermite doit changer d’habitation, il détache l’anémone de la
coquille qu’il quitte pour la placer sur la remplaçante. Les nématocystes
urticants de l’anémone tiennent à distance les ennemis possibles de ce crustacé. L’anémone bénéficie par ailleurs des restes du repas du bernard-l’hermite.
Parmi les poissons d’eau douce, les travaux de Cari.ander (1955) concluent à une présomption de protocoopération à l'intérieur des groupements
ci-après, générateurs de stocks supérieurs aux autres combinaisons étudiées :
Micropterus salmoïdes et Pomoxis ;
Micropterus salmoïdes et Centrarchidés ;
Micropterus salmoïdes et poissons proies ;
Lepomis macrochirus, Centrarchidés et Perça flavescens.
Qu’ils soient terrestres ou aquatiques, les organismes suffisamment différenciés pour avoir un tube digestif ont ce dernier plus ou moins garni de
bactéries diverses. Celles-ci interviennent non seulement dans les phénomènes
de digestion, mais également dans la production de diverses vitamines B
et autres excreta.
5.66. Interactions complexes d’origine métabolique
Nous avons vu que les produits d’excrétion de certaines algues, bactéries ou champignons, contenaient des substances dites antibiotiques,
susceptibles de s’opposer spécifiquement au développement de telle ou telle
espèce d’algues, d’organismes du zooplancton, ou de poissons (5.64). Nous
venons de voir par ailleurs que les organismes suffisamment évolués pour
avoir un tube digestif avaient ce dernier plus ou moins garni de bactéries
diverses produisant vitamines B ainsi que d’autres substances. Nous pouvons
alors envisager une possible interaction, positive ou négative, d’organisme
à organisme, par l’intermédiaire des excréta des bactéries peuplant leur tube
digestif. Sans même passer par l'intermédiaire de ces bactéries intestinales,
nous pouvons envisager les interactions possibles, positives ou négatives,
d’organisme à organisme, directement par le déversement dans le milieu
ambiant des produits de déchets de leur métabolisme ou ectocrines (Lucks,
1947, 1949).
L’étude de l’écologie, et dans celle-ci de l’environnement, est allée comme
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