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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
jours tant avec nos semblables qu’avec les autres espèces au milieu desquelles
nous vivons. Ces échanges de service deviennent d’ailleurs d’autant plus
nombreux et d’autant plus indispensables que les espèces sont plus évoluées,
comme l'homme ou certains insectes (abeilles, termites...) chez lesquels la
spécialisation des individus s’accentue.
On s’aperçoit aujourd’hui que les interactions positives entre deux espèces
sont excessivement répandues dans la nature, où elles sont probablement
aussi importantes que les interactions négatives dans la détermination de
la nature des populations et de leur existence dans les communautés. Le jour
où nous connaîtrons mieux la nature de ces interactions positives il sera
peut-être tout aussi efficace, si ce n’est plus, pour l’aménagiste des eaux,
d'utiliser les « charités naturelles » entre espèces que leurs antagonismes.
Force nous est malheureusement de reconnaître que jusqu’à présent
nos connaissances dans ce domaine sont des plus réduites et cela tout spécialement en ce qui concerne les organismes aquatiques dont l’observation
est plus difficile. Nous n’avons pu déceler qu’un petit nombre d’« actes de
charité », et d’« échanges de services » plus particulièrement voyants du fait
de leur bizarrerie.
Nous avons vu que, sur le plan théorique, les interactions positives étaient
de trois types : commensalisme dans lequel une des deux espèces seulement
est bénéficiaire ; protocoopération dans laquelle les deux espèces sont bénéficiaires ; et mutualisme ou symbiose dans lequel les deux espèces, toutes
deux bénéficiaires, sont devenues complètement dépendantes l’une de l’autre.
Dans la pratique on hésite parfois à classer une interaction, particulièrement
entre les deux derniers types. Nous nous contenterons donc de donner
quelques exemples de commensalisme d’une part et de protocoopération
ou mutualisme d’autre part.
Parmi les cas de commensalisme sont à citer :
— Tous les organismes du périphyton qui bénéficient d’un objet ou d’une
jilante immergée comme support.
— La bouvière Rhodeus amariis, poisson de l’Europe Centrale et Orientale
fréquentant également le nord et l’est de la France, qui dépose sa ponte
sur les branchies de la moule d’eau douce Anodonte, en profitant du moment
où la coquille est entrebâillée. Une fois éclos les alevins sont rejetés à l’extérieur par les courants respiratoires de sortie de leur hôte momentané.
Le fierasfer, petit poisson tropical, qui utilise comme abri le cloaque
de 1 holothurie. Lorsqu'il désire rentrer il vient cogner du nez sur l’ouverture
du cloaque de son hôte, se retourne rapidement et est aspiré queue la première par l’holothurie.
Les commensaux du requin, rémora et poisson-pilote qui, au voisinage du monstre défient tout ennemi...
Sur le plan botanique et agricole le mutualisme est représenté de façon
typique par les lichens, association d’une algue et d’un champignon, et par
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