|40
PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
ricaine Colinus virginianus, revêtue de plumes et non d’écailles, mais qui
n’en mérite pas moins d’être résumé ici :
« Les besoins de cet oiseau sont de quatre ordres : (1) pour 1 édification
du nid un emplacement bien drainé couvert d’herbe assez fine ou de brousaille, mais avec un découvert à proximité immédiate où les jeunes puissent
se sécher après la pluie, ce qui explique que I on trouve si fréquemment les
nids en bordure des chemins ; (2) la nourriture des jeunes consiste principalement en insectes, puis au fur et à mesure de leur croissance, graines et
baies s’y ajoutent ; (3) la protection contre le mauvais temps et les prédaFig. 5.19. — Distribution hypothétique de zones cultivées, de prairies, de bois et de
fourrés, de deux manières différentes, pour illustrer le concept de « charge utile ou
charge biotique » pour une espèce telle que la caille américaine qui a besoin de
quatre types de végétation. Il y a la même surface de cultures, de prairies, de
bois et de fourrés en A et en B, mais en A leur distribution ne procure de place
qu’à une couvée tandis qu’en B il y a place pour cinq couvées.
(Avec la permission de Andrewartha et Birch, « The Distribution and
Abundance of Animais », 1954, Univ. Chicago Press.)
tours, spécialement pendant l’hiver, est assuré par des taillis ou fourrés ; (4) le
sommeil requiert autant que possible un point élevé qui permet à l’oiseau
de prendre rapidement son vol s'il est attaqué. La caille américaine aura donc
la place idéale pour vivre et élever sa nichée au contact quadruple de zones
cultivées, de prairies, de bois et de fourrés. »
« Imaginons maintenant une étendue circulaire d’un mille carré sur
laquelle ces quatre types de végétation sont également représentés, chacune
d’elle, monolithe (ou presque), occupe un quart de la superficie (fig. 5.19-A).
11 est probable que le point central, jonction des quatre types de végétation,
fournira une excellente place pour une couvée, mais ce sera la seule. Maintenant. imaginons la même surface pour chaque type de végétation répartie
selon le schéma de la figure 5.19-B. Sur le même mille carré, cinq couvées au
lieu d'une pourront s’établir. »
PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
ricaine Colinus virginianus, revêtue de plumes et non d’écailles, mais qui
n’en mérite pas moins d’être résumé ici :
« Les besoins de cet oiseau sont de quatre ordres : (1) pour 1 édification
du nid un emplacement bien drainé couvert d’herbe assez fine ou de brousaille, mais avec un découvert à proximité immédiate où les jeunes puissent
se sécher après la pluie, ce qui explique que I on trouve si fréquemment les
nids en bordure des chemins ; (2) la nourriture des jeunes consiste principalement en insectes, puis au fur et à mesure de leur croissance, graines et
baies s’y ajoutent ; (3) la protection contre le mauvais temps et les prédaFig. 5.19. — Distribution hypothétique de zones cultivées, de prairies, de bois et de
fourrés, de deux manières différentes, pour illustrer le concept de « charge utile ou
charge biotique » pour une espèce telle que la caille américaine qui a besoin de
quatre types de végétation. Il y a la même surface de cultures, de prairies, de
bois et de fourrés en A et en B, mais en A leur distribution ne procure de place
qu’à une couvée tandis qu’en B il y a place pour cinq couvées.
(Avec la permission de Andrewartha et Birch, « The Distribution and
Abundance of Animais », 1954, Univ. Chicago Press.)
tours, spécialement pendant l’hiver, est assuré par des taillis ou fourrés ; (4) le
sommeil requiert autant que possible un point élevé qui permet à l’oiseau
de prendre rapidement son vol s'il est attaqué. La caille américaine aura donc
la place idéale pour vivre et élever sa nichée au contact quadruple de zones
cultivées, de prairies, de bois et de fourrés. »
« Imaginons maintenant une étendue circulaire d’un mille carré sur
laquelle ces quatre types de végétation sont également représentés, chacune
d’elle, monolithe (ou presque), occupe un quart de la superficie (fig. 5.19-A).
11 est probable que le point central, jonction des quatre types de végétation,
fournira une excellente place pour une couvée, mais ce sera la seule. Maintenant. imaginons la même surface pour chaque type de végétation répartie
selon le schéma de la figure 5.19-B. Sur le même mille carré, cinq couvées au
lieu d'une pourront s’établir. »
