ENVIRONNEMENT. FACTEURS SOCIAUX
I 41
Les études statistiques faites sur le terrain, en particulier sur la caille
américaine et sur le rat musqué Ondatra zibelhicus, hôte des eaux douces,
semblent bien confirmer le bien-fondé de cette conception, à laquelle il y
aura peut-être lieu de se reporter à l'avenir pour mieux comprendre les problèmes concernant la répartition, donc l'abondance, de certains de nos poissons d’eau douce.
5.6. FACTEURS SOCIAUX
Réserve faite des cultures pures d’algues du phytoplancton en laboratoire,
une espèce animale n’est jamais seule dans un habitat terrestre ou aquatique.
De quoi se nourrirait-elle? Nous nous trouvons donc toujours dans la nature
en face d’habitats peuplés d’un certain nombre d’espèces. Sur le plan pratique piscicole qui nous occupe, nous portons intérêt, pour leurs qualités
sportives ou alimentaires, à un nombre réduit d’espèces de poissons qui
vivent en contact avec d’autres espèces de poissons que nous qualifions de
secondaires et avec une foule d’organismes invertébrés. En utilisant les termes
de carnivore, de parasite, voire de prédateur, le public montre qu’il est parfaitement au courant du fait que les diverses espèces cohabitant dans un même
habitat ne vivent pas les unes à côté des autres de façon toujours indépendante, en s’ignorant les unes les autres. Le fait est que ces espèces peuvent
réagir les unes sur les autres de diverses façons. L’étude de l’environnement
doit donc ajouter l’examen de l’influence de ces facteurs sociaux (mode d'interaction de deux espèces) à celui des facteurs climatiques, alimentaires ou
spatiaux. Nous verrons donc quels sont les types d'interaction entre deux
populations. Nous étudierons ensuite rapidement les types d’interaction les
plus importants : compétition, prédation, parasitisme, etc.
5.60. Notions générales sur les types d’interaction
entre deux espèces
Suivant que la cohabitation de deux espèces a sur la croissance de chacune
d’elle une influence nulle, positive ou négative nous obtiendrons théoriquement l’une des six combinaisons suivantes : 00,------ , -f • , +0, —0 et
Étant donné que les combinaisons ++ et 4---- sont ordinairement subdivisées en deux, on arrive aux huit types d’interactions classiques énumérées
au tableau 5.2 :
(1) Neutralisme. Aucune des deux espèces n'est affectée par le voisinage
de l’autre. Les deux espèces sont dites indépendantes.
(2) Compétition. Chacune des deux espèces affecte l’autre dans la lutte
qu’elles engagent pour les emplacements de fraye, la nourriture, les abris. Les
deux espèces sont dites compétitrices.
(3) Mutualisme. Aucune des deux espèces ne peut se reproduire et croître
en l’absence de l’autre. Les deux espèces sont dites symbiotes.
I 41
Les études statistiques faites sur le terrain, en particulier sur la caille
américaine et sur le rat musqué Ondatra zibelhicus, hôte des eaux douces,
semblent bien confirmer le bien-fondé de cette conception, à laquelle il y
aura peut-être lieu de se reporter à l'avenir pour mieux comprendre les problèmes concernant la répartition, donc l'abondance, de certains de nos poissons d’eau douce.
5.6. FACTEURS SOCIAUX
Réserve faite des cultures pures d’algues du phytoplancton en laboratoire,
une espèce animale n’est jamais seule dans un habitat terrestre ou aquatique.
De quoi se nourrirait-elle? Nous nous trouvons donc toujours dans la nature
en face d’habitats peuplés d’un certain nombre d’espèces. Sur le plan pratique piscicole qui nous occupe, nous portons intérêt, pour leurs qualités
sportives ou alimentaires, à un nombre réduit d’espèces de poissons qui
vivent en contact avec d’autres espèces de poissons que nous qualifions de
secondaires et avec une foule d’organismes invertébrés. En utilisant les termes
de carnivore, de parasite, voire de prédateur, le public montre qu’il est parfaitement au courant du fait que les diverses espèces cohabitant dans un même
habitat ne vivent pas les unes à côté des autres de façon toujours indépendante, en s’ignorant les unes les autres. Le fait est que ces espèces peuvent
réagir les unes sur les autres de diverses façons. L’étude de l’environnement
doit donc ajouter l’examen de l’influence de ces facteurs sociaux (mode d'interaction de deux espèces) à celui des facteurs climatiques, alimentaires ou
spatiaux. Nous verrons donc quels sont les types d'interaction entre deux
populations. Nous étudierons ensuite rapidement les types d’interaction les
plus importants : compétition, prédation, parasitisme, etc.
5.60. Notions générales sur les types d’interaction
entre deux espèces
Suivant que la cohabitation de deux espèces a sur la croissance de chacune
d’elle une influence nulle, positive ou négative nous obtiendrons théoriquement l’une des six combinaisons suivantes : 00,------ , -f • , +0, —0 et
Étant donné que les combinaisons ++ et 4---- sont ordinairement subdivisées en deux, on arrive aux huit types d’interactions classiques énumérées
au tableau 5.2 :
(1) Neutralisme. Aucune des deux espèces n'est affectée par le voisinage
de l’autre. Les deux espèces sont dites indépendantes.
(2) Compétition. Chacune des deux espèces affecte l’autre dans la lutte
qu’elles engagent pour les emplacements de fraye, la nourriture, les abris. Les
deux espèces sont dites compétitrices.
(3) Mutualisme. Aucune des deux espèces ne peut se reproduire et croître
en l’absence de l’autre. Les deux espèces sont dites symbiotes.
