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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
espèces carnivores, et se trouveront rapidement dans un état de surpopulation
pouvant provoquer des cas de nanisme. Si la végétation est au contraire
faible, voire nulle, ce sont les espèces carnivores qui, normalement, prennent
le pas sur les espèces herbivores ou omnivores et qui, faute de proies en quantité suffisante, voient leur taux de croissance considérablement réduit.
Comme nous l’avons vu, la turbidité joue le même rôle que la végétation
aquatique, en réduisant l’illumination, et en donnant ainsi aux espèces proies
une meilleure défense contre les prédateurs (5.350,0).
Dans les eaux courantes où la végétation ne peut s’installer, les abris sont
essentiellement constitués par les anfractuosités existant entre les graviers et
galets, par les cavités formées sous les rives, ou dans les racines des arbres
de rives, par les caches constituées par des arbres ou des branches mortes
tombés dans la rivière...
Le contrôle des abris (9.4) constituera souvent pour l’aménagiste un
excellent moyen d’intervention. Le plus souvent il sera appelé à réduire une
végétation envahissante en lacs ou en étangs, et au contraire, en rivières
rapides, à suppléer à une insuffisance d’abris naturels par les créations d’abris
artificiels.
5.513. Libre circulation entre les différentes zones
Pour nombre d’espèces d’eaux dormantes le problème ne se pose pas. La
plupart du temps Cyprinidés européens, Centrarchidés américains, Cichlidés
africains trouvent dans leurs plans d’eau naturels, à peu de distance les uns
des autres, les emplacements nécessaires à leurs impératifs biologiques.
Le problème n’est déjà plus le même pour les espèces qui, telles les truites
fréquentant les lacs ou les grandes rivières, sont contraintes d’aller pondre
à quelque distance dans les gravières parcourues par le courant d’eau limpide
d’un affluent. 11 n’est plus le même, a jortiori, pour les grands migrateurs
tels saumons, esturgeons, aloses, lamproies qui doivent quitter leur terrain de
croissance maritime pour aller pondre plus ou moins loin, et parfois jusqu’à
plus de mille kilomètres de la mer, sur leurs terrains de reproduction fluviaux.
Barrages, éboulements, pollutions qui surviennent entre les zones d’alimenmentation et les zones de reproduction sont susceptibles, s’ils sont importants,
d'empêcher la migration montante ou descendante de ces espèces et de rendre
leur habitat naturel inhabitable par suite de l’amputation d’une de ses parties
essentielles. Ces dangers constituent la rançon de l’industrialisation toujours
plus poussée des rivières. L’une des tâches essentielles des organismes responsables de l’exploitation de la pêche sera de les pallier dans toute la mesure
du possible par le contrôle des pollutions (9.0) et par l’aménagement des
barrages et des canaux de dérivation (9.1).
PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
espèces carnivores, et se trouveront rapidement dans un état de surpopulation
pouvant provoquer des cas de nanisme. Si la végétation est au contraire
faible, voire nulle, ce sont les espèces carnivores qui, normalement, prennent
le pas sur les espèces herbivores ou omnivores et qui, faute de proies en quantité suffisante, voient leur taux de croissance considérablement réduit.
Comme nous l’avons vu, la turbidité joue le même rôle que la végétation
aquatique, en réduisant l’illumination, et en donnant ainsi aux espèces proies
une meilleure défense contre les prédateurs (5.350,0).
Dans les eaux courantes où la végétation ne peut s’installer, les abris sont
essentiellement constitués par les anfractuosités existant entre les graviers et
galets, par les cavités formées sous les rives, ou dans les racines des arbres
de rives, par les caches constituées par des arbres ou des branches mortes
tombés dans la rivière...
Le contrôle des abris (9.4) constituera souvent pour l’aménagiste un
excellent moyen d’intervention. Le plus souvent il sera appelé à réduire une
végétation envahissante en lacs ou en étangs, et au contraire, en rivières
rapides, à suppléer à une insuffisance d’abris naturels par les créations d’abris
artificiels.
5.513. Libre circulation entre les différentes zones
Pour nombre d’espèces d’eaux dormantes le problème ne se pose pas. La
plupart du temps Cyprinidés européens, Centrarchidés américains, Cichlidés
africains trouvent dans leurs plans d’eau naturels, à peu de distance les uns
des autres, les emplacements nécessaires à leurs impératifs biologiques.
Le problème n’est déjà plus le même pour les espèces qui, telles les truites
fréquentant les lacs ou les grandes rivières, sont contraintes d’aller pondre
à quelque distance dans les gravières parcourues par le courant d’eau limpide
d’un affluent. 11 n’est plus le même, a jortiori, pour les grands migrateurs
tels saumons, esturgeons, aloses, lamproies qui doivent quitter leur terrain de
croissance maritime pour aller pondre plus ou moins loin, et parfois jusqu’à
plus de mille kilomètres de la mer, sur leurs terrains de reproduction fluviaux.
Barrages, éboulements, pollutions qui surviennent entre les zones d’alimenmentation et les zones de reproduction sont susceptibles, s’ils sont importants,
d'empêcher la migration montante ou descendante de ces espèces et de rendre
leur habitat naturel inhabitable par suite de l’amputation d’une de ses parties
essentielles. Ces dangers constituent la rançon de l’industrialisation toujours
plus poussée des rivières. L’une des tâches essentielles des organismes responsables de l’exploitation de la pêche sera de les pallier dans toute la mesure
du possible par le contrôle des pollutions (9.0) et par l’aménagement des
barrages et des canaux de dérivation (9.1).
