ENVIRONNEMENT. FACTEURS SPATIAUX
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sur leur reproduction de nos interventions : barrages, exhaussement ou
abaissement de niveau des lacs, égouts et déversement industriel, etc.
5.511. Zone d’alimentation
Pour prospérer dans un habitat une espèce doit pouvoir y trouver une
ou des zones d’alimentation susceptibles non seulement d’abriter mais de
mettre à sa portée des organismes facilement capturables. Ceux-ci doivent
en outre convenir comme nourriture pour tous les âges des individus de celte
espèce.
Si l’on prend l’exemple d’une rivière à truites, la zone des courants constitue la zone principale d’alimentation tant pour les alevins et truitelles qui
y séjournent que pour les truites de taille qui séjournent normalement dans
les gouffres. Ce n’est pas que la vase qui tapisse souvent le fond de ces gouffres
ou pools soit moins riche en invertébrés, mais ceux-ci, d’espèces fouisseuses,
sont rarement délogés par le faible courant local comme le sont les invertébrés
vivant dans les gravières de la zone des courants.
Plusieurs repeuplements de truitelles ont donné de très beaux résultats
dans quelques lacs canadiens là où des repeuplements par alevins s’étaient
soldés par des échecs complets. L’explication, fort simple, en fut donnée par
la suite. Ces lacs étaient très riches en organismes de taille relativement
volumineuse, constituant une nourriture de choix pour les truitelles, alors
qu’ils étaient très pauvres en organismes de petite taille susceptibles de servir
de nourriture aux alevins (2.3).
Les situations en face desquelles nous nous trouvons, les répercussions
possibles de nos interventions, ne pourront être connues ou prévues qu’autant
que nous connaîtrons avec assez d’exactitude et le régime alimentaire de nos
principales espèces à leurs divers âges, et les impératifs de développement et
de croissance des organismes susceptibles de constituer ce régime alimentaire.
5.512. Zone d'abris
Tous les organismes ont besoin d’abris de nature variée pour pouvoir se
développer. Les algues unicellulaires du phytoplancton elles-mêmes ne s’établissent que dans des eaux calmes, c’est-à-dire là où elles sont à l’abri du
courant qui les balaierait. Pour se développer et se multiplet, les organismes déjà nettement évolués comme les poissons ont besoin d’abris, d’une
part pour se reposer, d’autre part pour se protéger de leurs ennemis et des
températures extrêmes.
Dans les eaux dormantes, ces abris sont essentiellement constitués par
la végétation aquatique. Les pourcentages respectifs des espèces piscicoles
végétariennes et des espèces carnivores seront en grande partie fonction de
la densité de la végétation. Si celle-ci est forte, cas le plus général dans les
eaux tempérées et chaudes peu profondes et non courantes, les espèces végétariennes, à forte capacité de reproduction, prendront 1 avantage sur les
Vibeht et I.agler. — Pèches continentales.
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