ENVIRONNEMENT. FACTEURS SPATIAUX
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connaissances fort rudimentaires sur l’action des bactéries comme facteur
de la production piscicole, facteur qui semble cependant s’annoncer d'une
grande importance.
Des épidémies mortelles pour les poissons, brutales, massives, voire catastrophiques sont parfois provoquées par des produits d’excrétion de certains
composants du plancton, lorsque ceux-ci se mettent à pulluler. Ces épidémies ont attiré l’attention sur l’influence possible des antibiotiques sur la
production et sur les équilibres possibles entre espèces dans les eaux naturelles. Bien que nous ne connaissions encore à peu près rien sur la composition chimique des antibiotiques sécrétés par les algues, il nous faut dès à
présent avec Lefèvre, Jacob et Nisbet (1952) envisager la possibilité
des actions ou interactions ci-après :
Influence directe sur la multiplication et le développement des animaux
aquatiques : entomostracés, insectes, mollusques, vers et peut-être même,
poissons (cas de nanisme de Gardonus rutilus semblant être en relation avec
la présence massive d’Aphanizomenon gracile).
Epandange en étangs d’antibiotiques qui détruiraient de façon spécifique
les espèces d’algues défavorables au zooplancton (action analogue à celles
des phytohormones désherbantes spécifiques déjà utilisées en agriculture).
5.5. FACTEURS SPATIAUX (ESPACE VITAL-NICHE)
5.50. Notions générales sur les facteurs spatiaux
Aucune espèce, végétale ou animale, n’est répartie uniformément sur
toute la terre. Chacune d’elles est «cantonnée» dans une «aire de répartition » où les caractéristiques géologiques, climatiques... correspondent à
ses impératifs biologiques. Chez de nombreux mammifères et oiseaux, mais
également chez certains vertébrés inférieurs comme les poissons, la spécialisation spatiale va plus loin que le cantonnement de l'espèce, de la sous
espèce ou de la race. Chaque entité familiale, « harde », « horde »..., et plus
généralement « couple », principalement en période de reproduction, fait
élection d’un territoire qu’elle se réserve en propre et qu’elle défend contre
toute intrusion d’individus d’espèces ennemies, mais peut-être plus encore
d’individus appartenant à sa propre espèce. Chez les poissons, citons les
épinoches, les blackbass et les tilapias.
Chez les invertébrés, terrestres ou aquatiques, cette défense d'un terri
toire ne paraît pas avoir été observée. Quoi qu’il en soit, le cantonnement
des espèces est bien un fait général. Ce mot désigne l’harmonie existant
entre les impératifs biologiques de l’espèce et les caractéristiques de son
habitat, qui est une des notions fondamentales de l'écologie. Connaissant
les habitudes et les besoins d’une espèce, l’écologiste doit pouvoir préciser
le type d’habitat susceptible de lui convenir.
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connaissances fort rudimentaires sur l’action des bactéries comme facteur
de la production piscicole, facteur qui semble cependant s’annoncer d'une
grande importance.
Des épidémies mortelles pour les poissons, brutales, massives, voire catastrophiques sont parfois provoquées par des produits d’excrétion de certains
composants du plancton, lorsque ceux-ci se mettent à pulluler. Ces épidémies ont attiré l’attention sur l’influence possible des antibiotiques sur la
production et sur les équilibres possibles entre espèces dans les eaux naturelles. Bien que nous ne connaissions encore à peu près rien sur la composition chimique des antibiotiques sécrétés par les algues, il nous faut dès à
présent avec Lefèvre, Jacob et Nisbet (1952) envisager la possibilité
des actions ou interactions ci-après :
Influence directe sur la multiplication et le développement des animaux
aquatiques : entomostracés, insectes, mollusques, vers et peut-être même,
poissons (cas de nanisme de Gardonus rutilus semblant être en relation avec
la présence massive d’Aphanizomenon gracile).
Epandange en étangs d’antibiotiques qui détruiraient de façon spécifique
les espèces d’algues défavorables au zooplancton (action analogue à celles
des phytohormones désherbantes spécifiques déjà utilisées en agriculture).
5.5. FACTEURS SPATIAUX (ESPACE VITAL-NICHE)
5.50. Notions générales sur les facteurs spatiaux
Aucune espèce, végétale ou animale, n’est répartie uniformément sur
toute la terre. Chacune d’elles est «cantonnée» dans une «aire de répartition » où les caractéristiques géologiques, climatiques... correspondent à
ses impératifs biologiques. Chez de nombreux mammifères et oiseaux, mais
également chez certains vertébrés inférieurs comme les poissons, la spécialisation spatiale va plus loin que le cantonnement de l'espèce, de la sous
espèce ou de la race. Chaque entité familiale, « harde », « horde »..., et plus
généralement « couple », principalement en période de reproduction, fait
élection d’un territoire qu’elle se réserve en propre et qu’elle défend contre
toute intrusion d’individus d’espèces ennemies, mais peut-être plus encore
d’individus appartenant à sa propre espèce. Chez les poissons, citons les
épinoches, les blackbass et les tilapias.
Chez les invertébrés, terrestres ou aquatiques, cette défense d'un terri
toire ne paraît pas avoir été observée. Quoi qu’il en soit, le cantonnement
des espèces est bien un fait général. Ce mot désigne l’harmonie existant
entre les impératifs biologiques de l’espèce et les caractéristiques de son
habitat, qui est une des notions fondamentales de l'écologie. Connaissant
les habitudes et les besoins d’une espèce, l’écologiste doit pouvoir préciser
le type d’habitat susceptible de lui convenir.
