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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
organique. Cette dernière n’était donc considérée dans les eaux naturelles
qu’à l’état de particules solides.
Des travaux récents, en particulier ceux entrepris sous la direction ou
à la suite de Birge et Juday (1934) dans les lacs du Wisconsin, ont montré
qu'au contraire, même dans les eaux naturelles non polluées, la teneur en
matière organique dissoute dépassait de beaucoup la teneur en matière organique particulaire (principalement composée de plancton).
Tandis que la totalité des organismes végétaux à chlorophylle utilisent
les éléments ou sels minéraux ci-dessus cités, ainsi que certains oligoéléments
(avec d’ailleurs des préférences variables selon les espèces), certains organismes
sont spécialement adaptés pour une utilisation directe des matières organiques dissoutes, ce qui ajoute évidemment une complication au tableau
schématique de l’interaction des constituants dans un écosystème (fig. 2.2).
Certaines algues sont susceptibles d’utiliser directement des hydrates de
carbone, d’autres des acides organiques, d’autres des peptones.
Bien que nos connaissances dans ce domaine soient encore à l’état embryonnaire, la simple mise en évidence des corrélations entre la nature et l’intensité de certaines pollutions et la présence de certains organismes spécifiques a prouvé son importance pratique. L’apparition de ces organismes en
plus ou moins grande quantité peut être utilement retenue comme critère
d’un certain degré de pollution (9.0).
5.422,9. Oligoéléments. Vitamines. Antibiotiques
Les recherches de ces dernières années ont montré qu’outre les 10 éléments de base pour la croissance des organismes végétaux (carbone, hydrogène, oxygène, azote, phosphore, soufre, calcium, magnésium, potassium,
fer), un nombre considérable d’autres éléments sont non seulement utiles
mais absolument indispensables à doses heureusement infimes. Ce sont les
oligoéléments parmi lesquels il y a lieu de citer surtout le bore, le manganèse,
le cuivre et le zinc.
Les vitamines peuvent également jouer comme facteurs limitatifs de
la production et cela à plusieurs échelons de l’échelle animale. Allee
et al. (1949) citent le cas de certaines diatomées qui ne peuvent prospérer
sans vitamines, et mentionnent avec Harvey (1939) l’action de la thiamine
(vitamine B) dans la croissance des algues du plancton. Ces auteurs signalent
egalement la synthèse que les êtres microscopiques du plancton font de la
vitamine D antirachitique, sous l’action des rayons ultraviolets. Cette vitamine est ensuite ingérée, avec ces êtres minuscules, par les alevins et les petits
poissons, qui la transmettent ensuite aux poissons carnassiers (5.333).
\\ ard (1938) et Ivlev (1945) signalent de leur côté que les bactéries
existant dans le sol des rivières et des lacs sont très riches en vitamines,
qu elles transmettent aux larves d'invertébrés à qui elles servent de nourriture, larves qui la transmettent ensuite aux poissons.
Retenons avec Hutchinson (1943) que nous n’avons encore que des
PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
organique. Cette dernière n’était donc considérée dans les eaux naturelles
qu’à l’état de particules solides.
Des travaux récents, en particulier ceux entrepris sous la direction ou
à la suite de Birge et Juday (1934) dans les lacs du Wisconsin, ont montré
qu'au contraire, même dans les eaux naturelles non polluées, la teneur en
matière organique dissoute dépassait de beaucoup la teneur en matière organique particulaire (principalement composée de plancton).
Tandis que la totalité des organismes végétaux à chlorophylle utilisent
les éléments ou sels minéraux ci-dessus cités, ainsi que certains oligoéléments
(avec d’ailleurs des préférences variables selon les espèces), certains organismes
sont spécialement adaptés pour une utilisation directe des matières organiques dissoutes, ce qui ajoute évidemment une complication au tableau
schématique de l’interaction des constituants dans un écosystème (fig. 2.2).
Certaines algues sont susceptibles d’utiliser directement des hydrates de
carbone, d’autres des acides organiques, d’autres des peptones.
Bien que nos connaissances dans ce domaine soient encore à l’état embryonnaire, la simple mise en évidence des corrélations entre la nature et l’intensité de certaines pollutions et la présence de certains organismes spécifiques a prouvé son importance pratique. L’apparition de ces organismes en
plus ou moins grande quantité peut être utilement retenue comme critère
d’un certain degré de pollution (9.0).
5.422,9. Oligoéléments. Vitamines. Antibiotiques
Les recherches de ces dernières années ont montré qu’outre les 10 éléments de base pour la croissance des organismes végétaux (carbone, hydrogène, oxygène, azote, phosphore, soufre, calcium, magnésium, potassium,
fer), un nombre considérable d’autres éléments sont non seulement utiles
mais absolument indispensables à doses heureusement infimes. Ce sont les
oligoéléments parmi lesquels il y a lieu de citer surtout le bore, le manganèse,
le cuivre et le zinc.
Les vitamines peuvent également jouer comme facteurs limitatifs de
la production et cela à plusieurs échelons de l’échelle animale. Allee
et al. (1949) citent le cas de certaines diatomées qui ne peuvent prospérer
sans vitamines, et mentionnent avec Harvey (1939) l’action de la thiamine
(vitamine B) dans la croissance des algues du plancton. Ces auteurs signalent
egalement la synthèse que les êtres microscopiques du plancton font de la
vitamine D antirachitique, sous l’action des rayons ultraviolets. Cette vitamine est ensuite ingérée, avec ces êtres minuscules, par les alevins et les petits
poissons, qui la transmettent ensuite aux poissons carnassiers (5.333).
\\ ard (1938) et Ivlev (1945) signalent de leur côté que les bactéries
existant dans le sol des rivières et des lacs sont très riches en vitamines,
qu elles transmettent aux larves d'invertébrés à qui elles servent de nourriture, larves qui la transmettent ensuite aux poissons.
Retenons avec Hutchinson (1943) que nous n’avons encore que des
