ENVIRONNEMENT. FACTEURS ALIMENTAIRES
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alors qu’elle ne le sera pas autant, ou même pas du tout, par l’addition
d engrais azotés. L’épandage de phosphates et d’engrais azotés ne sera pas
plus efficace que l’épandage de phosphates seuls ».
Dans la pratique, les engrais azotés ne sont plus guère utilisés que pour
les étangs d’alevinage (13.012).
5.422,5. Sels de calcium et de magnésium
5.422,50. Teneurs optima
Il existe en général une corrélation assez nette, toutes autres choses
égales d’ailleurs, entre la productivité des eaux douces et leurs teneurs en
sels de chaux, ou plus exactement avec leur teneur globale en carbonates
de chaux et de magnésie dissous, qui peut ainsi jouer de façon très nette
le rôle de facteur limitatif.
Selon Juday (1942), les lacs à eau « dure » donnent en poids une récolte
annuelle trois à cinq fois plus élevée que les lacs d'eau « douce », pour les
végétaux, et deux à trois fois plus forte pour les animaux, poissons exclus.
En conséquence, le taux de matière organique dissoute est plus fort dans les
lacs à eaux « dures ».
La dureté de l’eau est fonction de la teneur en carbonates de chaux et
de magnésie. Ohle (1934) propose pour la pratique les conventions ci-après :
Eau douce ..
Eau moyenne
Eau dure .. .
moins de 9 milligrammes de calcium par litre
10 à 25 milligrammes de calcium par litre
plus de 25 milligrammes de calcium par litre
Moyle (1949) se base sur la teneur en chaux (CaO) et non sur la teneur
en calcium. De l’étude d’un grand nombre de lacs du Minnesota, il retient
qu’une alcalinité totale de 40ppm (40 milligrammes par litre) semble correspondre à un maximum de production. Cette teneur correspond, selon lui,
au point de séparation entre les eaux « douces » et les eaux « dures ». En
dessous de 20 ppm la production serait deux à trois fois plus faible.
5.422,51. Relations d’équilibre entre; le gaz carbonique, les bicarbonates solubles et les carbonates insolubles de chaux et de
MAGNÉSIE
Les carbonates de magnésie étant presque toujours, dans les eaux, liés
en petite quantité aux carbonates de chaux, et dosés globalement avec eux.
nous ne nous occuperons pour plus de simplicité que de ces derniers.
Du fait de l’érosion atmosphérique (dissolution de COJ, puis des érosions
souterraines ou de surface sur les roches carbonatées, les eaux de sources,
de rivières et de lacs contiennent à la fois du gaz carbonique dissous (CO2)
et du bicarbonate de chaux soluble [Ca(CO8H)2], tandis qu elles sont plus
ou moins en contact avec le carbonate de chaux insoluble du substrat (CaCO3).
Réserve faite des conditions de température et de pression, la teneur
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