ENVIRONNEMENT. EACTEVRS ALIMENTAIRES
12.'!
Des anomalies peuvent cependant se présenter (tig. 5.15). Les plus fréquentes consistent en un maximum ou un minimum du taux d’oxygène
dissous au niveau du thermocline. Un maximum est en général dû, soit à
une importante photosynthèse du plancton dans ce secteur, soit, dans les
petits lacs à eaux claires, à une importante photosynthèse de la végétation
littorale. Un minimum est plus difficile à expliquer et provient vraisemblablement d’une accumulation de matériaux en décomposition au niveau du
saut thermique (Ruttner, 1952).
Ces phénomènes de stratification des teneurs en oxygène dissous dans
les lacs montrent qu’il existe dans bon nombre d’entre eux d’importantes
zones à peu près, voire même, totalement dépourvues d’oxygène, et cela
de façon permanente pour les lacs profonds qui ne sont pas soumis aux
Fig. 5.15. — Relations anormales entre les stratifications des températures
et de l’oxygène dissous.
(Avec la permission de Ruttner, traduit par Frey et Fry, « Fundarnentals
of Limnology », 1953, Univ. Toronto Press.)
phénomènes de circulation saisonnière. Ces zones privées d’oxygène, de façon
temporaire ou permanente, n’en sont pas pour autant privées d’organismes
vivants aérobies. Nombreuses sont encore les espèces d’invertébrés qui
les peuplent par suite d’une accommodation aux conditions particulières du
milieu (Welch, 1952). Deux types d’accommodation sont à distinguer :
d’une part utilisation d’une autre source d’oxygène que l'oxygène dissous,
d’autre part possibilité de se passer d’oxygène pendant un certain temps
(anaérobiose temporaire).
Diverses hypothèses ont été émises sur les sources d’oxygène utilisées
par les organismes aérobies vivant en milieu privé d’oxygène : transformations
chimiques à l’intérieur de ces organismes, en particulier à partir du glycogène ; utilisation d’un oxygène atomique en provenance des tissus végétaux
en décomposition (Welch, 1952). En fait il nous faut reconnaître que nous
manquons de certitude sur les diverses façons dont ces organismes trouvent
l’oxygène nécessaire : cela, à une exception près, celle représentée par les
organismes aquatiques, poissons compris, qui « plongent » dans les couches
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Des anomalies peuvent cependant se présenter (tig. 5.15). Les plus fréquentes consistent en un maximum ou un minimum du taux d’oxygène
dissous au niveau du thermocline. Un maximum est en général dû, soit à
une importante photosynthèse du plancton dans ce secteur, soit, dans les
petits lacs à eaux claires, à une importante photosynthèse de la végétation
littorale. Un minimum est plus difficile à expliquer et provient vraisemblablement d’une accumulation de matériaux en décomposition au niveau du
saut thermique (Ruttner, 1952).
Ces phénomènes de stratification des teneurs en oxygène dissous dans
les lacs montrent qu’il existe dans bon nombre d’entre eux d’importantes
zones à peu près, voire même, totalement dépourvues d’oxygène, et cela
de façon permanente pour les lacs profonds qui ne sont pas soumis aux
Fig. 5.15. — Relations anormales entre les stratifications des températures
et de l’oxygène dissous.
(Avec la permission de Ruttner, traduit par Frey et Fry, « Fundarnentals
of Limnology », 1953, Univ. Toronto Press.)
phénomènes de circulation saisonnière. Ces zones privées d’oxygène, de façon
temporaire ou permanente, n’en sont pas pour autant privées d’organismes
vivants aérobies. Nombreuses sont encore les espèces d’invertébrés qui
les peuplent par suite d’une accommodation aux conditions particulières du
milieu (Welch, 1952). Deux types d’accommodation sont à distinguer :
d’une part utilisation d’une autre source d’oxygène que l'oxygène dissous,
d’autre part possibilité de se passer d’oxygène pendant un certain temps
(anaérobiose temporaire).
Diverses hypothèses ont été émises sur les sources d’oxygène utilisées
par les organismes aérobies vivant en milieu privé d’oxygène : transformations
chimiques à l’intérieur de ces organismes, en particulier à partir du glycogène ; utilisation d’un oxygène atomique en provenance des tissus végétaux
en décomposition (Welch, 1952). En fait il nous faut reconnaître que nous
manquons de certitude sur les diverses façons dont ces organismes trouvent
l’oxygène nécessaire : cela, à une exception près, celle représentée par les
organismes aquatiques, poissons compris, qui « plongent » dans les couches
