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PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
cette zone profonde, froide, n’est douee que d une faible productivité. Du
fait de cette faible température, d’une part le taux de saturation de l’eau
en oxygène dissous est élevé, d’autre part les phénomènes de décomposition
des cadavres végétaux ou animaux sont peu actifs. Toute cette zone profonde,
pauvre en nourriture, sera donc riche en oxygène dissous et pourra abriter
des salmonidés à forts besoins respiratoires. Ces lacs ont des eaux claires
et bleues.
Les lacs eutrophes sont en général relativement peu profonds, aux bords
plats, avec en conséquence un hypolimnion beaucoup moins développé,
et dotés même au voisinage du fond d’une température relativement tempérée. Toute la zone de fond, à cause de sa température tempérée, peut donc
Lacs oligotrophes
Fig. 5.14. — Relations normales entre les stratifications des températures
et de l’oxygène dissous dans les lacs oligotrophes et eutrophes.
(Avec la permission de Ruttner, traduit par Frey et Fry, « Fundamentals
of Limnology », 1953, Univ. Toronto Press.)
être dotée d’une productivité très appréciable. Par ailleurs, du fait de cette
température tempérée, d’une part le taux de saturation de l’eau en oxygène
dissous est moins élevé que dans un lac oligotrophe, d’autre part les phénomènes de décomposition sont beaucoup plus actifs que dans un lac oligotrophe. Toute cette zone de fond, sinon profonde, riche en nourriture, sera
donc pauvre en oxygène, au point d’en être parfois totalement dépourvue,
et ne pourra abriter de façon permanente que des poissons à très faibles
besoins respiratoires. Ces lacs présentent en général des eaux colorées allant
du vert au brun.
Les lacs dystrophes, du point de vue stratification, seraient à rattacher
aux lacs eutrophes. Ils s’en distinguent par l’acidité d’origine humique de
leurs eaux, et par leur teinte allant du jaune au brun. A moins d’être énergiquement chaulés, ces lacs sont très pauvres, toutes leurs réserves en sels
nutritifs se trouvant adsorbées par l’humus colloïdal du fond.
Les relations normales entre les stratifications de la température et de
1 oxygène dissous sont mises clairement en évidence par la figure 5.14.
PÈCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
cette zone profonde, froide, n’est douee que d une faible productivité. Du
fait de cette faible température, d’une part le taux de saturation de l’eau
en oxygène dissous est élevé, d’autre part les phénomènes de décomposition
des cadavres végétaux ou animaux sont peu actifs. Toute cette zone profonde,
pauvre en nourriture, sera donc riche en oxygène dissous et pourra abriter
des salmonidés à forts besoins respiratoires. Ces lacs ont des eaux claires
et bleues.
Les lacs eutrophes sont en général relativement peu profonds, aux bords
plats, avec en conséquence un hypolimnion beaucoup moins développé,
et dotés même au voisinage du fond d’une température relativement tempérée. Toute la zone de fond, à cause de sa température tempérée, peut donc
Lacs oligotrophes
Fig. 5.14. — Relations normales entre les stratifications des températures
et de l’oxygène dissous dans les lacs oligotrophes et eutrophes.
(Avec la permission de Ruttner, traduit par Frey et Fry, « Fundamentals
of Limnology », 1953, Univ. Toronto Press.)
être dotée d’une productivité très appréciable. Par ailleurs, du fait de cette
température tempérée, d’une part le taux de saturation de l’eau en oxygène
dissous est moins élevé que dans un lac oligotrophe, d’autre part les phénomènes de décomposition sont beaucoup plus actifs que dans un lac oligotrophe. Toute cette zone de fond, sinon profonde, riche en nourriture, sera
donc pauvre en oxygène, au point d’en être parfois totalement dépourvue,
et ne pourra abriter de façon permanente que des poissons à très faibles
besoins respiratoires. Ces lacs présentent en général des eaux colorées allant
du vert au brun.
Les lacs dystrophes, du point de vue stratification, seraient à rattacher
aux lacs eutrophes. Ils s’en distinguent par l’acidité d’origine humique de
leurs eaux, et par leur teinte allant du jaune au brun. A moins d’être énergiquement chaulés, ces lacs sont très pauvres, toutes leurs réserves en sels
nutritifs se trouvant adsorbées par l’humus colloïdal du fond.
Les relations normales entre les stratifications de la température et de
1 oxygène dissous sont mises clairement en évidence par la figure 5.14.
