ENVIRONNEMENT. FACTEURS ALIMENTAIRES
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terre, essentiellement composés d’azote, de phosphore, de potassium et de
calcium. Grâce à l’énergie des radiations solaires captées par la chlorophylle,
ces éléments seront combinés à l’hydrogène de l’eau, au carbone et à l’oxygène
du gaz carbonique dissous dans l’eau, pour former la charpente du premier
maillon, végétal, de toutes les séries ultérieures d’êtres vivants.
On sait, depuis quelques années, que ces éléments de base ne sont pas
seuls en cause. Ils ne peuvent jouer pleinement leur rôle qu’en présence, futelle à dose infime, d’un certain nombre de corps appelés oligoéléments, dont
l’action semble être plus ou moins catalytique : manganèse, bore, soufre, fer,
magnésium, cuivre et zinc (Drosdoff, 1947).
A ces oligoéléments inorganiques doivent en outre s'ajouter ce que nous
pouvons considérer comme des oligoéléments organiques : les vitamines et
les antibiotiques. Les premières permettent et accélèrent la croissance des
organismes vivants, les secondes la contrecarrent.
Les origines de tous ces éléments sont multiples et peuvent être groupées
en trois catégories : diffusion lente, brassage brutal et transformations
internes.
(1) Diffusion lente. — Une partie des gaz dissous (O2, CO2, N) provient
d’une diffusion des gaz de l’atmosphère, mais celle-ci est très lente, à moins
que la surface de l’eau ne soit agitée, ce qui relève du brassage brutal.
(2) Brassage brutal. — Une partie importante des gaz dissous (O2, CO2j
N, NH3) peut provenir des brassages avec entraînements, consécutifs aux
chutes de pluie, aux chutes de neige et au vent. Les eaux de ruissellement,
superficielles ou souterraines, provoquent également un brassage de leur substrat avec l’atmosphère ambiante.
(3) Transformations internes. — Une partie de l’oxygène dissous dans
l’eau provient de la photosynthèse des organismes à chlorophylle, réalisée aux
dépens du gaz carbonique dissous. Une partie de ce gaz carbonique dissous
provient de son côté de la respiration des organismes vivants pourvus ou
non de chlorophylle [prépondérance de la photosynthèse de jour au-dessus
du niveau de compensation de la photosynthèse (5.23)]. Une partie des
matières organiques provient de la sédimentation et de la décomposition de
tous les cadavres végétaux et animaux. De même une partie des sels minéraux
d’origine secondaire, ainsi que l’hydrogène sulfuré, proviennent de la minéralisation des substances organiques de ces cadavres.
5.421. État et abondance des gaz et sels dissous dans l’eau
Prenons le cas d’un lac profond alimenté par un petit cours d'eau. On
pourrait penser que le stock de sels dissous apporté par ce dernier reste à
l’état de dissolution dans le lac, à la disposition immédiate des végétaux ou
du phytoplancton susceptible de les utiliser. Il n'en est rien. ( n lac n'est pas
un bocal rempli d’eau et s’il peut être comparé dans une certaine mesure à
un aquarium, ce ne peut être qu’à un aquarium « équilibré ». C’est un milieu
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terre, essentiellement composés d’azote, de phosphore, de potassium et de
calcium. Grâce à l’énergie des radiations solaires captées par la chlorophylle,
ces éléments seront combinés à l’hydrogène de l’eau, au carbone et à l’oxygène
du gaz carbonique dissous dans l’eau, pour former la charpente du premier
maillon, végétal, de toutes les séries ultérieures d’êtres vivants.
On sait, depuis quelques années, que ces éléments de base ne sont pas
seuls en cause. Ils ne peuvent jouer pleinement leur rôle qu’en présence, futelle à dose infime, d’un certain nombre de corps appelés oligoéléments, dont
l’action semble être plus ou moins catalytique : manganèse, bore, soufre, fer,
magnésium, cuivre et zinc (Drosdoff, 1947).
A ces oligoéléments inorganiques doivent en outre s'ajouter ce que nous
pouvons considérer comme des oligoéléments organiques : les vitamines et
les antibiotiques. Les premières permettent et accélèrent la croissance des
organismes vivants, les secondes la contrecarrent.
Les origines de tous ces éléments sont multiples et peuvent être groupées
en trois catégories : diffusion lente, brassage brutal et transformations
internes.
(1) Diffusion lente. — Une partie des gaz dissous (O2, CO2, N) provient
d’une diffusion des gaz de l’atmosphère, mais celle-ci est très lente, à moins
que la surface de l’eau ne soit agitée, ce qui relève du brassage brutal.
(2) Brassage brutal. — Une partie importante des gaz dissous (O2, CO2j
N, NH3) peut provenir des brassages avec entraînements, consécutifs aux
chutes de pluie, aux chutes de neige et au vent. Les eaux de ruissellement,
superficielles ou souterraines, provoquent également un brassage de leur substrat avec l’atmosphère ambiante.
(3) Transformations internes. — Une partie de l’oxygène dissous dans
l’eau provient de la photosynthèse des organismes à chlorophylle, réalisée aux
dépens du gaz carbonique dissous. Une partie de ce gaz carbonique dissous
provient de son côté de la respiration des organismes vivants pourvus ou
non de chlorophylle [prépondérance de la photosynthèse de jour au-dessus
du niveau de compensation de la photosynthèse (5.23)]. Une partie des
matières organiques provient de la sédimentation et de la décomposition de
tous les cadavres végétaux et animaux. De même une partie des sels minéraux
d’origine secondaire, ainsi que l’hydrogène sulfuré, proviennent de la minéralisation des substances organiques de ces cadavres.
5.421. État et abondance des gaz et sels dissous dans l’eau
Prenons le cas d’un lac profond alimenté par un petit cours d'eau. On
pourrait penser que le stock de sels dissous apporté par ce dernier reste à
l’état de dissolution dans le lac, à la disposition immédiate des végétaux ou
du phytoplancton susceptible de les utiliser. Il n'en est rien. ( n lac n'est pas
un bocal rempli d’eau et s’il peut être comparé dans une certaine mesure à
un aquarium, ce ne peut être qu’à un aquarium « équilibré ». C’est un milieu
