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PÊCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
(1) Le développement de l’agriculture, avec l’érosion du sol qui s’ensuit,
n’est pas fatalement défavorable aux poissons de rivières.
(2) Les poissons, même ceux catalogués d’eaux claires, vivent et se développent dans des cours d’eau très chargés de vase en suspension, ayant des
turbidités totales pouvant approcher 400 ppm. et avec une turbidité moyenne
de plus de 200 ppm.
(3)
On ne peut fixer encore aucune tolérance maxima de turbidité.
(4) Les jeunes truites et saumons ne souffrent pas directement de turbidités même très fortes (390 à 5 960 ppm.). Ils s’y nourrissent et y prospèrent.
(5) Les poissons peuvent se déplacer sans inconvénient dans des eaux
même très chargées de matières en suspension.
(6) La production de poissons (en nombre) en étangs n’est pas affectée
par une turbidité inférieure à 100 ppm.
(7) La vase fine enrobée d’une gelée de bactéries peut constituer une
source
(8) Des eaux troubles peuvent augmenter le taux de survivance des
jeunes poissons en les dissimulant aux prédateurs.
Pour essayer d’apporter une conclusion à ce problème qui a soulevé de
multiples controverses, il convient tout d’abord de sérier les questions et de
ne pas inclure les conditions nécessaires à la reproduction dans les conditions
acceptables pour la vie et la croissance des poissons. De multiples mésententes
proviennent aussi du fait que l’on parle d’eaux cristallines, claires, boueuses,
la plupart du temps sans autres précisions.
Pour les espèces dites d’eau chaude, on peut admettre qu’une eau même
très chargée de matières en suspension ne nuit pas en général à leur vie et
à leur croissance. La turbidité supportée pour leur reproduction dépend des
modalités de celles-ci. Une eau réellement claire est rarement nécessaire.
Pour les espèces dites d’eau froide, il est reconnu que truites et saumons
de toutes espèces peuvent supporter temporairement et sans inconvénient
une eau très boueuse. C’est ce qui se produit normalement dans nombre de
rivières au moment des crues. N’oublions pas cependant que ces espèces
enterrent leurs œufs dans les gravières et que celles-ci sont colmatées par la
vase et le sable en suspension. La mortalité dans les frayères, à l’état d’œufs
ou d alevins vésiculés, se trouve être en relation étroite avec le degré de colmatage des frayères comme font montré, entre autres, Hobbs (1937),
Shapovalov (1937), Elus (1937), Ward (1938), Summer et Smith (1940).
McCrimmon (1950) a montré que des alevins de saumon atlantique,
déversés au printemps dans un tributaire du lac Ontario, accusaient au mois
d’octobre suivant une survie moyenne de 10 à 14 pour cent suivant les années ;
moyenne correspondant à des extrêmes de 0 à 60 pour cent suivant les secteurs. Les secteurs à rendements nuis ou faibles sont ceux à graviers plus ou
moins colmatés par la vase et le sable, et à eau plus chaude.
PÊCHES CONTINENTALES. FONDEMENTS ÉCOLOGIQUES
(1) Le développement de l’agriculture, avec l’érosion du sol qui s’ensuit,
n’est pas fatalement défavorable aux poissons de rivières.
(2) Les poissons, même ceux catalogués d’eaux claires, vivent et se développent dans des cours d’eau très chargés de vase en suspension, ayant des
turbidités totales pouvant approcher 400 ppm. et avec une turbidité moyenne
de plus de 200 ppm.
(3)
On ne peut fixer encore aucune tolérance maxima de turbidité.
(4) Les jeunes truites et saumons ne souffrent pas directement de turbidités même très fortes (390 à 5 960 ppm.). Ils s’y nourrissent et y prospèrent.
(5) Les poissons peuvent se déplacer sans inconvénient dans des eaux
même très chargées de matières en suspension.
(6) La production de poissons (en nombre) en étangs n’est pas affectée
par une turbidité inférieure à 100 ppm.
(7) La vase fine enrobée d’une gelée de bactéries peut constituer une
source
jeunes poissons en les dissimulant aux prédateurs.
Pour essayer d’apporter une conclusion à ce problème qui a soulevé de
multiples controverses, il convient tout d’abord de sérier les questions et de
ne pas inclure les conditions nécessaires à la reproduction dans les conditions
acceptables pour la vie et la croissance des poissons. De multiples mésententes
proviennent aussi du fait que l’on parle d’eaux cristallines, claires, boueuses,
la plupart du temps sans autres précisions.
Pour les espèces dites d’eau chaude, on peut admettre qu’une eau même
très chargée de matières en suspension ne nuit pas en général à leur vie et
à leur croissance. La turbidité supportée pour leur reproduction dépend des
modalités de celles-ci. Une eau réellement claire est rarement nécessaire.
Pour les espèces dites d’eau froide, il est reconnu que truites et saumons
de toutes espèces peuvent supporter temporairement et sans inconvénient
une eau très boueuse. C’est ce qui se produit normalement dans nombre de
rivières au moment des crues. N’oublions pas cependant que ces espèces
enterrent leurs œufs dans les gravières et que celles-ci sont colmatées par la
vase et le sable en suspension. La mortalité dans les frayères, à l’état d’œufs
ou d alevins vésiculés, se trouve être en relation étroite avec le degré de colmatage des frayères comme font montré, entre autres, Hobbs (1937),
Shapovalov (1937), Elus (1937), Ward (1938), Summer et Smith (1940).
McCrimmon (1950) a montré que des alevins de saumon atlantique,
déversés au printemps dans un tributaire du lac Ontario, accusaient au mois
d’octobre suivant une survie moyenne de 10 à 14 pour cent suivant les années ;
moyenne correspondant à des extrêmes de 0 à 60 pour cent suivant les secteurs. Les secteurs à rendements nuis ou faibles sont ceux à graviers plus ou
moins colmatés par la vase et le sable, et à eau plus chaude.
