ENVIRONNEMENT. FACTEURS CLIMATIQUES
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puis, par radiation, la communiquent aux couches d’eau environnantes,
phénomène favorable à la productivité. La turhidité due au plancton, en
particulier aux myxophycées, produit le même résultat, les différences de
températures entre étangs riches ou pauvres en myxophycées pouvant
atteindre quatre à cinq degrés (Wesenberg-Lund, 1930).
5.350,2. Sédimentation. Colmatage des fonds
Les matières en suspension sont destinées, tôt ou tard, à se déposer et à
former des sédiments qui, la plupart du temps, recouvrent la roche mère
constituant l’assise des cours d’eau et’des lacs. Dans les premiers, les matériaux en suspension se déposent d’autant plus rapidement que leur volume
et leur densité sont plus grands. En suivant le profil d’un cours d'eau, on
passe ainsi d’une zone où prédominent les galets, à la prédominance des graviers, des gravillons, du sable, puis de la vase. Les zones de graviers correspondent normalement, en pays tempérés, aux régions de frayères à truites.
Si dans ces régions le faible pourcentage naturel de sable et de vase est notablement augmenté par un déversement anormal de matériaux fins (laveries
de minerais, vidange de lacs de barrages envasés), on assiste à un colmatage
des gravières, qui peut compromettre totalement la fraye, et en même temps
réduire considérablement les possibilités de reproduction et de croissance des
invertébrés de fond.
5.351. Effets de la turbidité sur les organismes aquatiques
Bien qu’il se confirme de plus en plus que la turbidité soit l’un des facteurs
primordiaux de l’ambiance aquatique, les travaux relatifs à ses effets propres
sur les organismes des eaux sont encore assez peu nombreux. Ces effets sont
du même ordre en effet que ceux relatifs à la teneur en oxygène dissous et
se superposent à eux. Tolérance des espèces à la turbidité, adaptation de
certaines espèces à des turbidités importantes, distribution des espèces....
tous ces problèmes s’enchevêtrent avec les problèmes analogues relatifs à
l’oxygène dissous qui varie en général en raison inverse de la turbidité.
Les poissons, toutes choses égales d’ailleurs, semblent au premier abord
peu sensibles à la turbidité. Ils peuvent, d’après Wallen (1951), supporter,
pour certaines espèces tout au moins, jusqu’à 20 000 ppm de matières en
suspension. Aux doses dangereuses, ces matières provoquent l’asphyxie par
colmatage des branchies.
La théorie de Langlois (1941), avec un point de vue opposé, fit en son
temps beaucoup de bruit. Selon cet auteur, le déclin de la pêche dans le lac
Érié, l’un des Grands Lacs américains, avait pour cause majeure l’augmentation de la turbidité de l’eau, conséquence de l’érosion croissante provoquée
par les déboisements, en montagne surtout, et par de mauvaises façons culturales, autrement dit par une mauvaise « conservation du sol ».
Cette importante question a fait l’objet de nombreuses études en rivières
dont Van Oosten (1948) dégage les conclusions suivantes :
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puis, par radiation, la communiquent aux couches d’eau environnantes,
phénomène favorable à la productivité. La turhidité due au plancton, en
particulier aux myxophycées, produit le même résultat, les différences de
températures entre étangs riches ou pauvres en myxophycées pouvant
atteindre quatre à cinq degrés (Wesenberg-Lund, 1930).
5.350,2. Sédimentation. Colmatage des fonds
Les matières en suspension sont destinées, tôt ou tard, à se déposer et à
former des sédiments qui, la plupart du temps, recouvrent la roche mère
constituant l’assise des cours d’eau et’des lacs. Dans les premiers, les matériaux en suspension se déposent d’autant plus rapidement que leur volume
et leur densité sont plus grands. En suivant le profil d’un cours d'eau, on
passe ainsi d’une zone où prédominent les galets, à la prédominance des graviers, des gravillons, du sable, puis de la vase. Les zones de graviers correspondent normalement, en pays tempérés, aux régions de frayères à truites.
Si dans ces régions le faible pourcentage naturel de sable et de vase est notablement augmenté par un déversement anormal de matériaux fins (laveries
de minerais, vidange de lacs de barrages envasés), on assiste à un colmatage
des gravières, qui peut compromettre totalement la fraye, et en même temps
réduire considérablement les possibilités de reproduction et de croissance des
invertébrés de fond.
5.351. Effets de la turbidité sur les organismes aquatiques
Bien qu’il se confirme de plus en plus que la turbidité soit l’un des facteurs
primordiaux de l’ambiance aquatique, les travaux relatifs à ses effets propres
sur les organismes des eaux sont encore assez peu nombreux. Ces effets sont
du même ordre en effet que ceux relatifs à la teneur en oxygène dissous et
se superposent à eux. Tolérance des espèces à la turbidité, adaptation de
certaines espèces à des turbidités importantes, distribution des espèces....
tous ces problèmes s’enchevêtrent avec les problèmes analogues relatifs à
l’oxygène dissous qui varie en général en raison inverse de la turbidité.
Les poissons, toutes choses égales d’ailleurs, semblent au premier abord
peu sensibles à la turbidité. Ils peuvent, d’après Wallen (1951), supporter,
pour certaines espèces tout au moins, jusqu’à 20 000 ppm de matières en
suspension. Aux doses dangereuses, ces matières provoquent l’asphyxie par
colmatage des branchies.
La théorie de Langlois (1941), avec un point de vue opposé, fit en son
temps beaucoup de bruit. Selon cet auteur, le déclin de la pêche dans le lac
Érié, l’un des Grands Lacs américains, avait pour cause majeure l’augmentation de la turbidité de l’eau, conséquence de l’érosion croissante provoquée
par les déboisements, en montagne surtout, et par de mauvaises façons culturales, autrement dit par une mauvaise « conservation du sol ».
Cette importante question a fait l’objet de nombreuses études en rivières
dont Van Oosten (1948) dégage les conclusions suivantes :
