ENVIRONNEMENT. FACTEURS CLIMATIQUES
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humain. Aucune donnée ne semble avoir été fournie jusqu'à présent pour
les yeux des poissons et autres animaux aquatiques.
5.332. Action bactéricide
L’action bactéricide des rayons ultraviolets est actuellement bien connue.
C’est elle qui, dans la nature, limite partiellement la pullulation des microorganismes qui reçoivent plus ou moins directement le rayonnement solaire.
Cette action bactéricide commence à 3 650 angstrôms environ pour augmenter considérablement avec la diminution de longueur d’onde. Les animaux
supérieurs s’en protègent par les pigments développés dans leurs téguments
superficiels.
5.333. Production de vitamines
Les caroténoïdes, ou provitamines A, sont largement distribuées dans
le règne végétal, en particulier dans le phytoplancton. Ils passent de là dans
le zooplancton et les petits crustacés, puis aux poissons.
La vitamine D est formée grâce à l’irradiation par les ultraviolets de
certains stérols qui existent à la fois dans le règne animal et végétal. On sait
que chez les oiseaux et les mammifères la vitamine D se forme par irradiation des stérols contenus dans la matière grasse qui recouvre les plumes
et les poils. L’animal les absorbe en lissant ses plumes ou ses poils avec sa
langue et, de plus, pour les carnivores en absorbant des proies, poils ou
plumes compris.
Pour les poissons, dont certains, comme la morue en mer. ont un foie
particulièrement riche en vitamine D, la genèse de cette dernière n’est pas
totalement éclaircie. Il y a bien formation de vitamine D en surface, par
irradiation du plancton, qui ensuite la transmet aux échelons supérieurs
de la chaîne alimentaire. Cette transformation partant du micro-organisme
de surface pour aller jusqu’au poisson de grands fonds justifïe-t-elle à elle
seule la richesse exceptionnelle en vitamine D du foie de poissons tels que
la morue? Ceux-ci possèdent-ils un pouvoir de synthèse de cette vitamine
encore inconnu?
5.34. Gourant
L’absence, la faiblesse, la violence du courant déterminent l'allure
générale des plans d’eau, leur faciès (5.22), et déterminent également partiellement leur évolution, leurs successions écologiques (5.22-7.4). En dehors
de ces effets sur l’allure générale des plans d’eau, il y a lieu de préciser succinctement les principaux effets du courant, d'une part sur les caractéristiques piscicoles de l’eau, d’autre part sur les organismes aquatiques euxmêmes.
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